les sentinelles veillent

artiste : sauve-garde de l'humanité

 

fouteures de merdes
troubleures de têtes

 

De tous les temps
des artistes ont mis en garde
contre les abus de pouvoir.

À toutes les époques de l'humanité,
il y eut des artistes qui ont mis en garde de l'exploitation abusive du pouvoir
Sur les gens
Mais ceux-ci semblent s'en accommoder
Malgré tout
Car personne ne les entend !
Voyez, rien ne change...
Ils obéissent toujours,
ils payent toujours
leur droit d'exister.

 

 

Ces artistes pensent à travers leurs oeuvres, afin de développer les capacités humaines à vivre dans des conditions plus avantageuses pour tous. Mais peu de personnes désirent vouloir vivre sous des jours meilleurs puisqu'aucune de leurs oeuvres (non censurées, c'est-à-dire accessibles) ne sont entendue pour améliorer le sort de chacun : ne serrait-ce déjà que d' : arrêter de croire tout et n'importe quoi [1]. Leurs pensées ne sont jamais révélées ni désirées pourtant à la portée de tous. Leurs oeuvres sont ignorées, mal comprises et détournées dans le divertissement, l'intellectualisme et le commerce. Depuis 2500 ans chacun s'accommode dans la fatalité soumise au mensonge, illusoirement confortable d'être gouverné par des dirigeants opportunistes. Ça étonne, ça surprend ? Désirer « la Merde » depuis si longtemps et tout ce temps, et encore... : voici 2500 ans d'humanité occidentale sans aucune évolution des états d'esprit... où notre civilisation est fondée sur l'exploitation humiliante de l'homme par l'homme... et à répéter toujours les mêmes erreurs depuis 2500 ans... Surtout celle de (se) détruire tout en survivant encore sans mourir en se multipliant dans l'invasion.

 

Nous entamons ici de nommer ces « SENTINELLES » que trop peu comprennent, et qui dérangent

 

LES SENTINELLES :

Laozi ou Lao Tseu (pas de datation, mais vécu avant K'ung-fu-tzu latinisé en Confusius au-delà de 500 av. J.-C.) personnage anonyme qui signe l'ouvrage de 5000 mots le Daode jing ou Tao tö king ou Tao-tê-king Livre de la Voie et de la Vertu (rédigé en 300 av. J.-C.) qui prône la voix du Dao ou Tao dans le non-agir (devenue une religion pour les croyants à l'éternité physique et une philosophie pour les croyants à l'extase). Le contraire des idées de K'ung-fu-tzu qui prône les honneurs dans la vie publique et la paix grâce à un gouvernement (comme Platon). Sage connu le plus ancien : Laozi, signifie le « Vieux Maître ». Voie suivie entre autres par le mystique Buddha, le politicien Gandhi (à travers le tantrisme) ou le musicien John Cage (à travers le Zen).

Buddha (env. -500 avant notre ère) qui signifie « l'Eveillé » prêche pour libérer définitivement l'humain des illusions, des passions et de la douleur inhérente à toute forme d'existence (aucun écrit, parole rapportée, oeuvre collective). Récupéré et détourné au profit des organisations religieuses bouddhistes.

Socrate (-469 env.-399 av. J.-C.) dialogue la logique du bon sens à travers la cohérence et la légitimation (aucun écrit, parole rapportée par Platon). Condamné à mort par la cité d'Athènes (par principe, mais dans l'espoir qu'il s'échappe) pour impiété, introducteur de divinités nouvelles et corrupteur de la jeunesse. Père de la philosophie occidentale qui est née dans la nécessité politique du dialogue démocratique.

Il semble qu'il y a 2500 ans, un choix s'opérait : soit laisser les humains à eux-mêmes, soit les gouverner.
Notre civilisation a choisi la 2de solution pour asservir l'humanité ou, pour nous asservir nous avons choisi la 2de solution.

Platon (env. -428 - env. -347) de son vrai nom Aristoclès rapporte les dialogues de Socrate pour créer l'enseignement de la philosophie, dénonce la démocratie en proposant la substance du monde des idées contre le monde des apparences. Il crée la première école de philosophie (l'Académie) pour former des politiciens, sa mise en danger de mort par Denys II à Syracuse montre (ou pas) l'échec de sa pratique. Ses écrits sont récupérés et détournés au profit du christianisme ecclésiastique.

- Aristote (-385 env.-322 avant J.-C.) élève brillant de Platon qui fonde sa propre école (le Lycée) en opposition à Platon pour mettre la philosophie à la portée de tous les citoyens par l'expérience. Le monde selon Aristote est hiérarchisé, cette idée va donner la pratique de la classification. Qui justifie entre autres la classification des humains en maîtres et esclaves. Le Lycée était le premier centre international de recherches scientifiques (l'observation de ce qui est réel en dehors de soi, en opposition à Platon qui est illusion), pour avoir une idée étiquetée du monde perçu. Péripatéticien : partisan de la doctrine d'Aristote et prostitué qui racole dans la rue.

Jésus (0 - 33) dans la confusion et l'hostilité politique, prêche et dénonce les absurdités sous forme de métaphores pour illustrer une vérité radicale : l'homme se bloque face aux paradoxes et se positionne dans un cercle vicieux (aucun écrit, parole rapportée, oeuvre collective). Condamné à mort, paroles récupérées et détournées au profit des organisations religieuses chrétiennes qui règnent dans leur domination confuse et totalitaire.

1000 ans d'invasion de la chrétienté (Europe). Et : de vide artistique intellectuel autonome ? Comment fut-ce possible ?
Pas de désir d'activité d'archivages ni de musées ni d'imprimerie.

Vers 1088 naissance de la première université (= communauté indépendante) à Bologne (enseignement du droit), venant d'un besoin d'indépendance envers l'autorité ecclésiastique et le pouvoir laïque monarchique. Accepte tous les étudiants de toutes les conditions sociales. À la fin du XIIe siècle, la direction de l'université de Bologne passe aux étudiants, c'est eux qui choisissent les professeurs, surveillent leur enseignement et versent leurs honoraires. Suivirent les universités de : Valence en 1209, Oxford en 1214, Paris en 1215, Naples 1224, Padoue en 1228, Cambridge et Toulouse en 1229 (pendant que le comte de Toulouse publiait des ordonnances contre les hérétiques pour l'Inquisition), Salamanque en 1230, Rome en 1245, Coimbra en 1279, etc. Chaque université avait sa spécialité et les professeurs enseignaient sur une durée limitée (2 à 3 ans), ce qui permettait la circulation des savoirs.

Conflits européens et Guerre de Cent Ans (XIVe et XVe siècles) : naissance du système d'Etat royaliste en Europe
face aux progrès de l'économie monétaire du capitalisme naissant des bourgeois (alors commerçants des bourgs) [2].

Nicolas Copernic (1473-1543) moine-médecin-astronome qui démontre dans un opuscule d'une soixantaine de pages : De revolutionibus, que les planètes tournent autour du Soleil où la Terre est une planète comme les autres, dont la rotation sur elle-même donne l'alternance du jour et de la nuit. Ebranle la vision ptoléméenne du monde, qui plaçait l'homme au centre d'un univers fait pour lui. 1543 : à sa mort parution du De revolutionibus qui pour Copernic n'était qu'un outil pour simplifier le calcul astrologique.

Étienne de la Boetie (1530-1563) dénonce à 18 ans la servitude volontaire et met en question la soumission en rédigeant à l’âge de 19 ans le Discours de la servitude volontaire ou le Contr'un en 1549 où il se pose la question : « pourquoi un seul peut gouverner un million, alors qu'il suffirait à ce million de dire non pour que le gouvernement disparaisse ? ». Première publication en 1576, 27 ans après sa rédaction.

Giordano Bruno (1548-1600) philosophe martyrisé par l'Église pour sa cosmologie infinitiste plus que pour sa défense de l'héliocentrisme du moine Copernic (écrits). Le 17 février 1600 à Venise, alors que l'Inquisition lui avait arraché la langue pour les « affreuses paroles qu'il avait proférées », il fut conduit au Campo dei Fiori et y fut brûlé vif. Son contemporain, le philosophe Lucilio Vanini eu la langue arrachée et fut brûlé vif à Toulouse en 1619 à 34 ans pour ses idées libertaires.

Jeoffroy Vallée (1550-1574) - le Fléau de la foi, affublé du faux titre vendeur : l'art de ne croire en rien, publié en France en 1572 (un écrit). Pendu et brûlé à Paris le 9 février à 24 ans. Rapporté par Raoul Vaneigem en 2002.

Galilée (1564-1642) astronome, améliore la lunette astronomique, condamné publiquement en 1633 par l'Eglise pour avoir professé une doctrine hérétique contraire aux Écritures qui développe l'héliocentrisme de Copernic à la suite de Kepler pour donner l'image de l'univers mathématisable que nous avons encore aujourd'hui. Il doit abjurer lors d'une cérémonie humiliante et terminer sa vie en résidence surveillée tout en pouvant continuer ses travaux. Réhabilité par le Vatican le 31 octobre 1992.

Thomas Hobbes (1588-1679) critique magistralement la forme de gouvernement totalitaire et mécaniste où il compare l'Etat au monstre marin du Leviathan machine à fabriquer les hommes pour être des monstres contre eux-mêmes. Léviathan Traité de la matière, de la forme et du pouvoir de la république ecclésiastique et civile.

René Descartes (1596-1650) fuit la France répressive du Cardinal de Richelieu (qui créa l'Académie Française afin de contrôler les idées publiées des écrivains) pour s'installer aux Pays-Bas (fumer du cannabis) où il vécut toute sa vie d'adulte. Ses écrits montrent une pensée rebelle mais inquiète qui a été récupérée et détournée par un patriotisme français de mauvais goût.

Baruch Spinoza (1632-1677) critique les préjugés religieux et politiques, excommunié à 24 ans par le pays le plus tolérant (commerçant) d'Europe (les Pays-Bas), vit en exil indépendant des universités grâce à son métier d'opticien. Dans l'Ethique, son ouvrage majeur, il pose la base d'une pensée « géométrique » de l'essentiel : exprimée par axiomes, propositions, démonstrations pour le bonheur de soi (qui reste aujourd'hui toujours peu compris).

John Locke (1632 - 1704) dénonce la croyance des connaissances innées d'une classe privilégiée qui justifie son pouvoir au contraire d'une connaissance qui dérive des sens de nos perceptions de nos expériences développée par la raison dont ses idées controversées sur l'espace et le temps, le sens, la connaissance, le libre arbitre et l'identité inspirèrent un George Berkeley.

George Berkeley (1685-1753) énonce à 25 ans que la réalité est du perçu, la perception emet des idées de réalité, le monde n'a pas d'existence ailleurs que dans l'esprit (ce qui tend à penser qu'il n'y a aucun moyen de vérifier la réalité de la réalité). Mais George Berkeley est un curé qui ne réfléchit que pour défendre le dogme de l'Eglise avec l'idée de coloniser les « sauvages » d'Amérique à l'obédience de Dieu.

Voltaire (1694-1778) dénonce les absurdités humaines, lutte contre le fanatisme, engage sa personne sur des procès déguisés (entre autre celui des Calas, protestants dont la ville de Toulouse catholique voulait se « débarasser »).

Pierre Henri Dietrich baron d'Holbach (1723-1789) dénonce les abus de l'Église et de la religion - fléau de l'époque, protégé par sa fortune.

La domination hégémonique de l'Église lâche du pouvoir.
Mais celle du bourgeois de l'industrialisation prend le relai.

Aidé par la Révolution française de 1789.

Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865) dénonce l'abus de la propriété (résumé par son fameux slogan « la propriété c'est du vol » et le maintien volontaire de la misère (tout en conservant sa petite propriété), mais sublime avec anthousiasme à 52 ans (1861) la guerre qui donne un sens à sa vie et combat son ennui bien qu'il n'est jamais allé se battre sur aucun front [3].

Henry David Thoreau (1817-1862) précurseur de la désobéissance civile et de l'objection de conscience, éveille le lecteur à ne pas se faire penser par la propagande dominante, mais à penser par lui-même. Dans les années 1840, cesse de payer l'impôt qui apportait un soutien à l'esclavage, emprisonné une nuit en 1846.

1830 premier soulèvement de la jeunesse : la bohème romantique.

Friedrich Nietzsche (1844-1900) philosophe, dénonce les non-sens de l'humain à coup de marteau, apporte la liberté de l'esprit, récupéré et détourné par la propagande nazi, vit dans l'errance traqué par la maladie.

1848 révolution terminée par le massacre des ouvriers de Paris

Oskar Panizza (1853-1921) auteur, ne cesse de mener un combat solitaire contre les préjugés qu'entretiennent les diverses formes de tyrannies civile et religieuse. Toute son oeuvre lui a valu d'être censuré, emprisonné, expulsé, en exil et finalement abusivement interné à l'asile de Munich à la suite de son dernier procès.

Erik Satie (1866-1925) compositeur, adopte une manière anticonformiste de penser la musique qui déconcerte : le développement de la plaisanterie grave. Il s'insurge contre les « malfaiteurs spéculant sur la corruption humaine » avec une clarté de conviction où intransigeance et pudeur se mêlent dans l'humour triste. L'énigmatique Erik Satie par son œuvre insolite reste encore incompris au XXIe siècle.

Mohandas Karamchand Gandhi (1869-1948) crée une méthode originale d'action politicoreligieuse : la non-violence, action de présence passive face à l'offensive policière et militaire, apte à la récupération de la vérité, même au péril de sa vie, combat les injustices, le colonialisme et les conflits entre religions, assassiné.

Alexander Berkman (1870-1936) dénonce la manipulation sociale et propose un anarchisme communautaire, c'est efforcé d'une description simple et clair de l'anarchisme, emprisonnements, suicide.

1871 la Commune de Paris. 3 mois d'insurrection populaire et de réorganisation sociale
qui se termine par un bain de sang d'exécutions : 30 000 morts. La Seine était un fleuve de sang.
3 ans de procédures pour 13 803 condamnations et déportations en Nouvelle-Calédonie et en Guyane. [4]

Edgar Varèse (1883-1965) compositeur non-conformiste dénonce l'esprit étriqué français de la musique, fait péter la prison du système tempéré surusé et y introduit le bruit, fait sa musique avec des sons pas des notes en restant attaché à l'orchestre symphonique, exilé volontaire.

Harry Partch (1901-1976) compositeur fondamentalement indépendant, il se détache radicalement de la pensée musicale européenne, en 1923 il rejette le tempérament égal et invente son matériau musical unique : ses gammes à micro-intervalles, ses polyrythmies à divisions rationnelles et ses instruments de musique qui forment un instrumentarium insolite. Pionnier de l'intonation juste, il défend une pensée musicale libérée du joug de la tradition savante occidentale.

Jean Dubuffet (1901-1985) peintre, refuse la domination de la culture occidentale, dénonce le mensonge de l' « asphyxiante culture », farouchement opposé à l'art officiel des institutions et des galeries parisiennes qui classent, fixent et hiérarchisent la création.

Fernand Deligny (1903 - 1996) explore l'indicible avec les enfants autistes tout en rejetant la mise aux normes que pratique la psychanalyse et la psychiatrie. Développe une communication au-delà des mots pour comprendre les différences d'un être semblable en communiquant avec l'incommunicable. Ignoré et rejeté du système social dominant qui n'a pour but que de se débarrasser des humains inaptes au travail.

Hannah Arendt (1906-1975) dénonce les intoxications idéologiques et donne les moyens de les combattre et montre que les systèmes totalitaires naissent de la perte des valeurs de soi, récupérée par les hypocrisies politiques du pardon.

Mircea Eliade (1907-1986) rassemble une connaissance considérable sur l'histoire des croyances et des idées religieuses - qui à l'aube de notre civilisation (2500 ans) ne se distinguait pas de la philosophie - qui permet de comprendre des concepts fondamentaux de l'existence humaine.

Simone de Beauvoir (1908-1986) auteure de « Le Deuxième Sexe » (1949), s'insurge contre la bêtise du sexisme dans une démonstration brillante et documentée dont est extrait le fameux slogan : « on ne nait pas femme, on le devient ». Décrié par les imbéciles du moment, à savoir : l'Eglise (qui a fait de la domination masculine un absolu par la « chasse aux sorcières » de l'Inquisition) et les intellectuels qui ne conçoivent la femme que comme objet de plaisir sexuel : un objet de soulagement.

Emile Michel Cioran (1911-1995) poète philosophe extralucide, désillusionniste de l'arrogance de l'homme qu'il traite à coup de hache : tous nos maux viennent de ce que nous soyons et le pire se retourne dans les aberrations de la tyrannie et de la servitude.

John Cage (1912-1992) le compositeur du XXe siècle le plus radical et inventif concernant la conception occidentale même de la musique. Il tente à travers sa musique et ses écrits de faire prendre conscience d'autres manières de faire et d'écouter la musique. Son influence aujourd'hui n'est malheureusement que partielle et sa pensée demeure encore incomprise.

Conlon Nancarrow (1912-1997) compositeur autodidacte part se battre en 1937 au sein des brigades internationales dans la guerre d'Espagne. Les attaques dont il est l'objet en raison de son engagement politique l'obligent à quitter les États-Unis en 1940 et à s'exiler au Mexique jusqu'à sa mort. Par carence d'interprètes, il se tourne avec humour à composer pour piano mécanique des musiques pour la plupart humainement injouables pour un pianiste.

Roger Caillois (1913-1978) énonce l'organisation et le comportement humain dans le sacré, le jeu et la guerre et dénonce les conséquences stupides d'autodestruction de l'humanité occidentale, certains de ses livres sont victimes de censure économique malgré qu'il soit membre de l'Académie française.

Ghérasim Luca (1913-1994) poète, démontre l'impossible de l'existence de la beauté malgré sa poésie d'amour de la vie dans la langue distancée, suicide.

Roland Barthes (1915-1980) sans dogmatisme dénonce le fascisme de la langue « qui oblige » et permet de comprendre les systèmes de signes qui sont à l'œuvre dans toute manifestation du social : et de mettre de l'intelligible là où il n'y avait que de l'impressionnisme.

Henri Verneuil (1920-2002) cinéaste, Le Corps de mon Ennemi, I comme Icare et 1000 Milliards de dollars dénoncent les excès du privilège, la manipulation politique, la manipulation économique multinationale au dépend du peuple naïf qui se contente de l'ignorence comme savoir vivre.

Chris Marker (1921- ) cinéaste, énonce clairement, tristement, intimement et sans désir de convaincre une réalité du monde humain perdu et gouverné par des pouvoirs aux actes d'oppressions irresponsables.

Cornelius Castoriadis (1922-1997) philosophe, le premier à montrer la crise du sens de nos sociétés qui s'empêtrent dans des dictatures (fasciste, communiste, et libéraliste) et qui s'évadent dans la futilité consommatrice, sans volonté de résoudre leurs propres décompositions.

Luigi Nono (1924-1990) le seul compositeur de la seconde moitié du XXe siècle engagé et militant face aux injustices politiques et sociales de son époque.

Gilles Deleuze (1925-1995) philosophe, marque les enjeux essentiels engageant l'exercice de la pensée pour une existence, un possible en devenir débarrassé des idées simplistes sur une vie incomprise.**

Michel Foucault (1926-1984) philosophe, dénonce notre système répressif (asiles et prisons), renverse les évidences pour mettre à jour les discriminations et offre des solutions : « il faut défendre la société ».

Ivan Illich (1926-2002) dénonce le système autoritaire et hiérarchique des institutions (santé, éducation, alimentation, échanges contrôlés) de manière à produire de l'obéissance et de la discrimination légitimable, aspire à une alternative vivable avec le concept de « convivialité » passé dans le langage commun.

Ronald David Laing (1927-1989) antipsychiatre qui se positionne contre la psychiatrie comme outil de répression sociale. Fonde avec Aaron Esterson et David Cooper des communautés thérapeutiques. Montre avec une simplicité déconcertante les noeuds dans lesquels nous nous précipitons pour « tourner en rond » dans nos souffrances.

Pierre Henry (1927- ) un électron libre qui dérange la caste des compositeurs savants parisiens (il batifole avec la pop !) tout en composant les musiques électroniques les plus remarquables des 30 glorieuses. Pierre Henry le solitaire se moque des affaires des hommes, ce qui compte c'est de montrer ses « grandes messes » électroniques qui ont fait rêver l'enfant que j'étais et parfois l'ont déçu. Pierre Henry est un compositeur de l'instant.

John Blacking (1928-1990) musicologue, dénonce l'ethnomusicologie colonialiste, défendait l'idée que le « faire-musical » est un attribut fondamental et universel de l'espèce humaine qui en exprime sa condition tout en pouvant transcender ses divisions sociales et améliorer la qualité de la vie humaine.

Marco Ferreri (1928-1997) cinéaste, filme avec une triste et attachante lucidité la dérive de l'espèce humaine dans les noeuds barbares de sa société.

Noam Chomsky (1928- ) dénonce les libertés contrariées, l'impérialisme américain, les manipulations de la pensée, l'intoxication et l'autocensure auxquelles se prêtent les médias, leur hypocrisie, le rôle de caution qu'acceptent souvent de jouer des « grands intellectuels » où l'optimisme de l'analyse et de l'engagement militants se confronte à un pessimisme rationnel face à l'avenir de l'espèce humaine tout en profitant du système médiatique néolibéral pour célébrer sa personne.

Luc Ferrari (1929-2005) compositeur indépendant qui s'est insurgé contre les dogmatismes des avant-gardes régnantes (sérialisme et musique concrète) pour suivre son propre chemin esthétique en créant ses musiques "intimes" et "anecdotiques" et affichant sans scrupule sa liberté créatrice au prix du rejet.

Pierre Bourdieu (1930-2002) dénonce la manipulation médiatique dans le fléau du libéralisme porté par le capital épidémique qui c'est étendu à toutes les pratiques humaines dont l'ignorance est complice de notre servitude, mais défatalise ce monde qu'on peut travailler à changer.

Guy Debord (1931-1994) sociologue, dénonce l'aliénation de la vie par sa mise en Spectacle comme système totalitaire d'illusions dont le discours médiatique a définitivement assis le pouvoir des propriétaires du monde dans l'esclavage admis et généralisé, propose un cinéma sans spectacle, suicide.

Mauricio Kagel (1931-2008) compositeur, raille les abus politiques et les habitudes culturelles par la remise en composition (en question) des acquis, construit sa musique sur la base de la volonté contestataire, son caractère entier lui permet de pousser à bout les pratiques (musicales) jusqu'à l'absurde, tout cela pour éveiller son auditeur à ne pas accepter le quotidien qui demeure une dictature sur soi.

Constantin Costa-Gavras (1933- ) cinéaste, filme les politiques de domination et de manipulation qui maintiennent le peuple dans sa soumission. « Z » montre la manipulation politique et la prise du pouvoir en Grèce par les colonels, « État de Siège » montre la trahison politique en Amérique du Sud menée par les Américains, « L'aveu » montre la torture absurde soutenue par l'idéologie communiste.

Peter Watkins (1935- ) cinéaste, montre dans les conséquences les abus de pouvoir : avec « The War Game (la bombe) », il montre les conséquences exponentielles d'une attaque atomique, avec « Punishment Park » il montre l'utilisation de la violence légitimée contre une jeunesse rebelle, avec « la Commune » il montre une partie de l'histoire sociale volontairement oubliée des manuels scolaires. Le bon sens de ses films dérange les pouvoirs en place et les médias qui ne peuvent réagir que par la censure de ceux-ci. Vit en exil.

Alain Badiou (1937- ) philosophe, dénonce les abus de la langue économico-politique à détourner le sens des mots, la démocratie comme outil de propagande du capitalisme et n'hésite pas à monter au créneau pour pointer du doigt les malveillances politiques.

Jimi Hendrix (1942-1970) guitariste électrique qui invente le son au-delà de son instrument par la grâce érotique et la tendresse meurtrie, sa musique sans limite rassemble les communautés noires et blanches, symbole d'une liberté sans compromis il dénonce les politiques impérialistes américaines avec Machine Gun ou l'hymne américain entaché de bombes à Woodstock en 1969, meurt à 28 ans dans des circonstances qui demeurent troubles.

Patrick Champagne (1945- ) proche de Pierre Bourdieu, dénonce le mensonge de l'opinion publique, la fabrication des « malaises sociaux ».

groupe Krisis (Robert Kurz, Ernst Lohoff, Norbert Trenkle) dénonce la transformation de l'homme en « ressource humaine » du travail : une pensée critique de la société marchande.

Bob Ostertag (1957- ) compositeur « touche-à-tout » qui ne s'enferme pas dans un genre musical. Met en évidence l'absurdité de l'industrie de la musique et le danger de la musique enregistrée propriétaire pour l'évolution de la musique vivante.

Michel Onfray (1959- ) philosophe, prône la liberté libertaire au contraire de la liberté libérale (d'être au lieu d'avoir) et l'hédonisme : agir pour la jouissance au contraire du corps obéissant, désincarné par la machine sociale (le Léviathan) le tout dans un style flamboyant.

Mathius Shadow-Sky (1961- ) compositeur, théoricien, penseur et explorateur inlassable, censuré et interdit par les pouvoirs gouvernants, dénonce la médiocratie et l'insignifiance culturelle comme arme de diversion à la servitude volontaire et tente de capter ce que nous sommes nous humains à travers la musique.

1968 dernier soulèvement de la jeunesse du XXe siècle.

Tiqqun (1999-2001-... ?) revue philosophique (2 n°) et auteurs en collectif qui dénoncent les pièges de la pensée dans « l'ordre mondial » totalitaire, pose la Jeune-Fille comme le comble de la marchandise, se manifeste à travers le Parti Imaginaire pour la recréation d'une autre forme de communauté.

Pièces et Main d'Oeuvre (esprits critiques anonymes) dénonce les contrôles technologiques et le projet d'une société cybernétique globale (automatisée) au dépend des consommateurs désinformés et des esprits libres.

... ***

et tous les anonymes qui oeuvrent en permanence sans se faire remarquer et sans objets mnémoniques à distribuer, mais sachant utiliser leur bon sens (estimé à 30% de la population globale selon Stanley Milgram) que l'on rencontre au hasard; sachant qu'ils sont toujours là, quelque part, mais pas loin. Sourire.

2011 soulèvement des pays arabes contre leurs régimes oppressifs.
Démonstration des Indignés : jeunesse passive (non agressive) qui dénonce par des rassemblements massifs non éphémères, les abus du libéralisme cause de la pauvreté dans le monde.
Suivit par une organisation anonyme de hackers, les Anonymous qui bloquent les sites web des oligopoles et des gouvernements qui font démonstration de ces abus.

2012 nous sommes rentrés dans une guerre affirmée du droit d'auteur et du copyright [5] :
la culture pour tous et les artistes trompés contre une société agressive à péage.
(action du centrebombe depuis 2003 et 2005)

 

 

 

** « [...] dès qu'on fait un pas hors de ce qui a été déjà pensé, dès qu'on s'aventure en dehors du reconnaissable et du rassurant, dès qu'il faut inventer de nouveaux concepts pour des terres inconnus, les méthodes et les morales tombent, et penser devient, suivant une formule de Foucault, un "acte périlleux", une violence qu'on exerce d'abord sur soi-même. Les objections qu'on vous fait ou même les questions qu'on vous pose viennent toujours du rivage, et ce sont comme des bouées qu'on vous lance, mais pour vous assommer et vous empêcher d'avancer plutôt que pour vous aider : les objections viennent toujours des médiocres [...] »
Gilles Deleuze, Pourparlers, 1990

*** Le constat amer d'un contrôle qui tend à se généraliser de façon planétaire laisse de moins en moins d'accès à la résistance des artistes tout en ne pouvant pas l'annihiler complètement. L'insignifiance médiatique de l'acte artistique face à l'acte politique et marketing montre le déséquilibre qui fait mentir toute prétention démocratique et met en évidence l'invasion d'un système totalitaire, dans lequel tous nous vivons. La question est de savoir, comment a pu se développer à l'insu de tous une hégémonie d'une telle puissance et d'une telle ampleur qui annihile progressivement toutes les libertés ? Processus invisible pour la majorité qui batifole dans le bonheur de l'abondance qui lui suffit ou dans son occupation qui lui suffit. Pourquoi chacun se détourne du bon sens dans un silence complice ? Par peur ? Quel est cet intérêt supérieur et majoritaire qui pousse chacun à tromper constamment son prochain ? Par manque ? Mais peur et manque ne sont que des sentiments fabriqués et entretenus par les médias : pourquoi personne ne désire se rendre à l'évidence de la tromperie ? Par manque, par peur (par manque de peur ?) de ce que nous somme tenus que par nous-même ?

 

 

 

Croire ce qui est nécessaire pour l'autre
est la pire agression que l'humanité puisse s'infliger.
Agir dans la croyance de ce qui est nécessaire pour les autres
est la pire agression que l'humanité puisse s'infliger.
C'est la base de privation volontaire de la liberté de l'autre de décider pour elle-même aux dépens des autres.

Au XXIe siècle, nous vivons toujours dans une société qui interdit, qui ment, qui a honte de sa sexualité et qui en plus est agressive.

Nous pensons arriver à un niveau de savoir où il apparaît clairement que dès notre naissance, notre conditionnement à percevoir, à croire ce que la culture de nos sociétés qu'elles cultivent dans la croyance et la perception ne sont que la projection de fantasmes (images fantômes de l’esprit), la réalisation de croyances qui ne sont pas indispensables, ni nécessaires, même si elle juge fermement le contraire. Des croyances à tendances dominatoires. Ce qui reste réel, mais aussi destructeur est un désir de base (qui s'éveille inconsciemment dès l'enfance) de dominer, de soumettre les autres avec les outils de l'interdit et de l'ordonne (impose avec autorité : sous peine de terreur) : révèle le désir d'évacuer un sentiment de frustration (dès l'enfance) une frustration si profonde et bien entretenue qui rend toute personne infectée dangereuse. La volonté de ne pas s'extraire de cet état montre une volonté de rester dans cet état. De cultiver individuellement sa frustration culturelle. Le moteur qui inflige de la peine à l'autre se transmet par les sentiments de frustration, d'injustice et de souffrance. La zone à franchir est facile grâce à l'interjection des milliards de fois répétée : « si je souffre, l'autre doit souffrir aussi » est l'acte de la vengeance qui est continuellement consommé, car perpétuellement insatisfait. En effet, ce n'est pas dans la douleur sentimentale, ni dans l'humiliation qu'on trouve la plénitude. Malgré ça, cette croyance occidentale perpétue la violence depuis plus de 2500 ans.

Ceci aussi, cette tentative de comprendre est une croyance, car la connaissance ne peut que divulguer la croyance : une interprétation d'un recoupement d'informations où plus le nombre d'informations est recoupé (vérifiées) plus l'on croit à sa véridicité. Mais on croit... on ne sait pas, même si le mot certitude existe pour mentir ce fait.

 

 

Ici,
nous travaillons
à ce que les toutes les dominations hégémoniques :
politiques, économiques, administratives, charitables, familiales et amicales
lâchent leurs pouvoirs.
Et que l'hypocrisie ne soit plus la qualité dominante de la « réussite sociale ».

 

 

« Celles et ceux qui désirent prendre le pouvoir
c'est-à-dire interdire aux autres pour se permettre à soi
ne sont pas des personnes de bon sens,
et devraient être suivis par la médecine
pour ne pas nuire aux autres. »

 

 

1. Prière : signalez-nous s.v.p. les artistes que nous avons oublié de nommer ici et qui ont contribué à l'éclaircissement du bon sens dont chacun se détourne dans un « silence complice ». clic à contact

2. Il est à noter que beaucoup d'auteurs se targuent de dénoncer telle ou telle pratique abusive, ne sont en fait que des opportunistes d'une pensée empruntée afin de briller en société (prix, récompenses, etc.) : ils ne sont bien sûr pas nommés ici. Je ne parle pas non plus de ces « artistes » en vogue qui pillent les concepts à moitié compris d'eux-mêmes et qu'ils ne daignent même pas comprendre (« à quoi bon puisque ma situation financière est bonne ») : un emprunt pour se faire accepter d'une société en plein désarroi et dont ils sont eux-mêmes les cultivateurs de ce désarroi.

 

 

Jacques Ellul (1912-1994) est un cas particulier, à la fois nationaliste bourgeois (de Bordeaux) et intelligence indépendante qui ne demande qu'à s'épanouir, il énonce les contradictions de notre société et démystifie ses croyances tout en s'accommodant de ces contradictions : de l'esprit et de son idéologie. C'est un homme à la pensée brillante et lucide, mais un homme suffisant au goût étriqué et cucul qui fausse son analyse rebelle : une curiosité.*

* Exemple de l'harmonie harmonieuse ou la pensée contradictoire d'Ellul. Dans son livre « Ce que je crois » (What I believe) au chapitre 5, l'harmonie serait pour Ellul le moment unique où, le sentiment de manque, de vide n'existe plus « qu'il n'y a rien à rajouter » ou « l'harmonie d'un couple quand l'un est tout pour l'autre », mais « cette harmonie n'est pas l'instant fugitif d'une exaltation sentimentale ». Pour Ellul, il n'y a pas d'harmonie dans la peinture et la musique moderne et même ces pratiques n'ont rien à voir avec l'art ! Elles sont « basées sur le refus d'une harmonie, le désaccord, la fracture, le désordre, l'incohérence ». Ellul préfère le ballet et la danse classique (je ne sais pas pourquoi, je pense à Tchaïkowsky !) « où chaque pose est symbolique et se rapproche de la perfection sans collisions », Ellul féru de symbolisme ? « Les artistes d'aujourd'hui ne savent plus ce qu'est l'harmonie ». Et : « l'équilibre est inacomplissable » et : « il n'y a plus toutes sortes de possibles ouverts pour nous ». Ellul avait une vision réduite de l'art, de la musique et de la peinture. Je ne sais pas ce qu'il a entendu et vu, mais il a dû apercevoir des oeuvres terribles pour son propre sentiment d'équilibre accompli ! La plénitude sonore est aussi une illusion qui passe par le stéréotype de ce que nous voulons ressentir. La plénitude sonore passe obligatoirement par des platitudes harmoniques stéréotypées dans le domaine du reconnaissable. La plénitude sonore est construite dans le système musical artificiel (le système tonal), c'est-à-dire harmoniquement dévié au contraire de la majorité des sons reconnus de la nature (non produit par l'Homme). J'ai écrit quelque part que le beau, la sensation de beau est un sentiment de plénitude où la sensation de manque et de vide disparaît, c'est-à-dire l'absence totale de peur par son effacement progressif ; exactement : « Nous ressentons le Beau quand notre incertitude sur l'état du monde se réduit : un sentiment de plénitude... [6] ». Je pense que Ellul confond ce sentiment et la sensation d'équilibre qui sont deux notions très différentes. La peur peut bien sûr déséquilibrer un équilibriste, mais pas une oeuvre pensée et conçue pendant une longue période de temps. Même à une « mauvaise partition » nous ne pouvons émettre qu'une critique de goût et rien d'autre. L'oeuvre touche ou ne touche pas, et là ce n'est pas une histoire d'harmonie, mais d'ouverture d'esprit ou comme Ellul le dit plus loin : « L'harmonie dans sa richesse est une réponse à deux désirs humains, le désir de découverte et le désir de créer (...) un moment d'équilibre quand plusieurs forces contraires coïncident exactement et qu'un grand nombre de possibilités se présenteront ». Plus loin Ellul dit que l'harmonie est l'opposé de la fatalité et c'est pour cela que les âges avancés sont les grands ennemis de l'harmonie ! Pour Ellul, la mort n'est qu'une possibilité, une fatalité où l'harmonie est exclue... Les choses et les actes prêts à se réaliser, c'est là pour Ellul que réside l'harmonie. N'est-ce pas plutôt l'excitation de l'inattendu qui tend Ellul vers un équilibre plaisant en face du choix (de l'outil) ? Je ne vois pas bien le rapport avec l'harmonie ? Toutes ces notions dont Ellul attache à l'harmonie ne sont que des résonnances à ce qu'est l'harmonie. L'harmonie est tout d'abord un assemblage, un assemblage de parties différentes destinées au même dessein, autrement dit, « les relations existantes entre les parties d'un tout et qui font que ces parties concourent à un même effet d'ensemble » (Robert). Un système totalitaire où chaque élément perd son individualité pour l'effet d'un tout. Je trouve dangereux ce qui se signifie dans le mot harmonie qui est l'opposé immanquable au mot liberté. Aujourd'hui la Chine « harmonise » à coups de censure pour construire une « société harmonieuse ». Tous les Etats vont s'emparer de ce mot pour imposer leur dictature en « douceur » harmonique. Jacques Ellul confond harmonie et plénitude qu'il devait trouver dificilement dans sa position paradoxale.

 

 

Notes
[1] La croyance est le pire ennemi contre l'évolution intelligente de l'humanité, surtout croire et se nourrir du mensonge volontaire. Mais penser ne peut pas se développer sans croire : voir 1.7 - croire : le constituant communautaire ? est le paradoxe de la connaissance. Les échappatoires et les solutions restent dans les interstices.
[2] Le bourgeois pour la jeunesse romantique, la bohème à partir de 1830 est une personne incapable d'apprécier ce qui est désintéressé, gratuit et esthétique : le bourgeois s'oppose à l'artiste et à la jeunesse. Le désintérêt de l'artiste romantique ne permet pas de soutenir : ni dictature, ni propagande politique ou commerciale ou attitude publicitaire, à moins qu'ils soit corrompu par la bourgeoisie. C'est le cas des artistes « reconnus » (médiatisés) à partir de la révolution néolibérale de la fin du XXe et début du XXIe siècle.
[3] dans son livre « La Guerre et la Paix » (1861) ce qui est incroyable, c'est la niaiserie des arguments que Proudhon défend, par exemple la guerre différencie l'homme des animaux (ce qui est faux), la guerre est un fait divin (ce qui est faux), il considère la guerre être la plus indispensable des catégories de l'esprit, contre l'ennui, etc. Il semble plutôt qu'il l'ait perdu : l'esprit.
[4] Dans le contexte de Paris bombardé et assiégé par les Allemands agressés par Napoléon III dont le gouvernement avait fui la capitale. Les financements de la Commune ont été pourvus par des prêts octroyés par les Rothschild (textuellement « l'enseigne, le bouclier rouge ») et la Banque de France.
[5] La police fédérale des Etats-Unis (FBI) est intervenue en Nouvelle-Zélande pour l'arrestation d'un Allemand, chef d'entreprise traité comme un criminel : le seuil de l'abus de pouvoir a été franchi.
[6] « tout comme théoriser nous console de l'irrationalité de la nature : par le 'ce qui est incontrôlable' » ou incompréhensible : tout ce qui fout les j'tons aux pétochards et aux trouillasses : l'inconnaissable, ( : les trouducs planqués qui n'agissent que par procuration (entre autres tous les chefaillons nommés par l'Etat et l' « entreprise », dictateurs qui n'agissent eux-mêmes que par procuration), ou la peur est le ciment de la dictature et la vulgarisation ou propagande [1] sont ses briques) : face à la terreur de l'inconnaissable, l'humain se réfugie dans la dictature : sa soumission volontaire à l'aliénation (le fait d'accepter d'être un autre que soi) de l'ignorance.

Notes des Notes
[1] La vulgarisation ou propagande est vériciter le mensonge, reconformer le réel, et plus familièrement transformer la vérité : par diffusion ou propagé dans les pensées éduquées (le public) : et l'assentimentiation de cela. Les idées d'un autre que soi répandues dans une masse de sois approuvant sans savoir. Mais personne ne peut prétendre à connaître le réel, tout le cela qui est hors de soi. Hors de notre espèce perçue, de notre organisme humanité formé de tous ses individus.

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