l'Ex-pli (cation)
en bas hors du pli
le secret est tombé
et demeure introuvable
le problème de l'explication pour le savoir et la connaissance
Dans le savoir et la connaissance, le problème constituant est : l'explication. Quand une question sollicite une explication : elle demande la (ou les) cause(s) responsables(s) du problème (donné ou rencontré). Il suffit que la (ou les) cause(s) soi(en)t jugée(s) acceptable(s) pour que le problème soit résolu : un soulagement de l'interrogation, un soulagement de l'incertitude. Les mythes sont nés du besoin d'explication et satisfont aux questions des « pourquois » des problèmes rencontrés. Avec la réponse du mythe, il n'est plus nécessaire de se poser des questions et supporter la douleur de l'incertitude. Mais un sens de la vie ne peut exister sans explication. Les générations se succèdent et la tradition mythique se transforme suivant le besoin de réponse de la génération « en cours ». Une explication ne peut se résoudre que dans le signifié, le signifié d'une langue dont la langue est un système de reconnaissance particulier du monde. La langue selon Roland Barthes est fasciste (elle oblige plus qu'elle n'empêche de dire) et ne peut être suffisante à l'explication. L'explication devient, dans la pratique de la langue, la nécessité à la croyance. La croyance vient directement de la connaissance mythique. Le mythe « guérit » du désir de savoir : il fait croire, il fait lâcher l'esprit de ses questions fondamentales liées à l'existence. Les mythes permettent de vivre sans se poser de questions, sans la douleur des questions sans réponse possible. Les mythes se construisent dans la « nécessité » collective de réponses nécessaires. Dans la tendance des valeurs qui motivent la collectivité à agir et ne pas se laisser mourir [1]. C'est en ce sens que l'explication mythique (à une question fondamentale) sera toujours « pratique », elle débouchera toujours sur des actions « concrètes » et « nécessaires » pour la communauté. Ce « nécessaire » est bien sûr tout à fait subjectif et ne repose que sur la volonté utopique d'une société « nécessairement » à « améliorer ». Et ceux qui prétendent à « l'amélioration » sont la classe « savante » motivée de la communauté. Mais l'enjeu pour chacun est de savoir pour quelle classe dominante, la communauté est « nécessaire » à être « améliorée » ? Dans une communauté s'intègre toujours deux classes celle dominée et celle dominante et les autres : la dominée refuse une connaissance nécessaire à la domination et la dominante refuse la servitude comme fatalité d'existence. L'explication est une pratique intéressée, elle est la récompense de la question (im)posée. Il faut rester vigilant quant au regard de l'explication, connaître tout d'abord son intérêt pour comprendre sa tendance à se soulager.
A la question : pourquoi le ciel est bleu ? Il faut d'abord se poser la question du pourquoi de la question, puis du comment est-ce possible de « voir » le ciel bleu, à quel moment, qu'est-ce que voir, etc. L'explication n'estompera pas notre question. Au contraire, la question reste posée tant que la dernière question de la chaîne ne sera pas résolue, à savoir : pourquoi existons-nous ? C'est à ce point que toutes sortes d'explications peuvent être imaginées qui restent toutes vraies puisque notre existant demeure vrai, mais isolées restent fausses (nous supposons notre imagination incluse dans notre existant) : un axiome vérifiable par soi-même : je suis, je le sais. Oui mais comment le sait-on ? Par notre connaissance intuitive, mais difficilement dicible : nous sommes dans l'espace flou de la notion invérifiable. Le mensonge est aussi vrai que l'imagination qui est incluse dans..., etc. C'est le principe de déduction : p est vrai si p est inclus dans q qui est vrai. Mais rien n'empêche que p soit contestataire dans q. Le principe de déduction crée le réseau (les connexions) de la connaissance. Chaque pensée ne peut que se vérifier par la précédente. Ce qui amène une « notion » supplémentaire : celle du temps. La détection des différences à travers des instants épars ou pas qui complexifie la déduction. Mais comment une pensée peut affirmer une autre pensée, si celle-ci n'est pas vérifiée par une autre précédente et ainsi de suite ? L'explication rejoint la question et ne donne aucune réponse qui puisse résoudre la question. Nous sommes là dans le paradoxe de l'existant pensant sans réponse possible, mais avec une série d'explications qui ne nous soulage pas l'incertitude d'une réponse. Les qualités inconnues de l'intuition pourrait mettre un terme à ce paradoxe : est une proposition possible.
Ex-pli (cation) le pli doit être déplié
de sa ration de caste
le cadavre doit être dépecé
pour nous reconnaître par nos morceaux
ou justifier sa croyance
distinguée de
l'état explicatif
notre condition exploratoire nécessaire et permanente
motivant la quête des réponses possibles
le pli pour doit être déplié
pour sa voir ?
Ce quoi se régule dans le pli
la justification de ma chréode
à désobstruer notre entendement*
rebelledéplier
démonter
décomposerpour
replier
remonter
recomposerMais,
ne pas
confondre (fondre ensemble)
ex-pli (cation) et dé-finition
la privation de la finition éloigné de l'achevable ?
la définition renvoie le sens, nous suggère Cioran, au souvenir insensatoire
la retenue absurde des souvenirs accumulés formant un savoir ?
définir devrait rendre le sens immuable ou résistant à sa mutation
pour éviter l'incontrôlable et l'éclosion de l'intelligence ?
dé-finir "détermine le contenu d'un concept en énumérant ses caractères" dit le petit Robert
et l'énumération procède du classement dont Barthes (d)énonce que tout classement est oppressif.
Nous sommes dans la finitude d'une formule qui donne le sens : un seul sens unique.
La définition réduit l'explication à une formule mémor(is)able : un stéréotype.
Loin de finir elle réduit toutes les singularités en une notion immuable, un temps.
dérive : mensonge
Tentons d'élargir le paradoxe du menteur.
Rappel du paradoxe énoncé par Eubulide au VIe siècle av. J.-C. : on demande à un menteur s'il ment, s'il répond « oui » : il ne ment pas : s'il affirme qu'il ment, le menteur ne ment pas. S'il répond « non » : il infirme qu'il ment, le menteur ment. Toutes les réponses sont contradictoires et jusqu'à aujourd'hui au XXe siècles apr. J.-C. le paradoxe n'est pas résolu. [2]
Dans son élargissement le paradoxe du menteur peut s'attribuer à tous les humains avec la première proposition : « tous les humains mentent, car ils ne connaissent pas de vérité ». Et : « toute vérité n'existe que parce que les humains mentent ». Un humain qui prétend dire la vérité ne peut être qu'un menteur. Sans outils d'accession : toute et n'importe quelle vérité demeure invérifiable. Ces outils d'accession doivent se situer en dehors de l'humain et être reliés en même temps à lui. Aussi, tous les humains mentent, car il n'existe pas déjà une vérité, mais différentes vérités selon les points critiques émis [3]. Le concept de vérité n'existerait pas si le mensonge n'existait pas. La vérité est une illusion dont les humains s'accommodent afin de varier le degré de véridicité du mensonge (et non pas véracité qui signifie : qualité de ce qui est cru véridique) : entre un mensonge total : invention complète ou un mensonge partiel qui s'inspire de sa réalité. Le réel ne peut être que tout ce qui est en dehors de nous (lieu souhaité des outils d'accession de notre pensée) : du vérifiable inaccessible. D'autres comme un faux mensonge partiel peut être envisageable dans la mesure où un mensonge qu'il soit vrai ou faux reste un mensonge, mais un faux mensonge ne peut être une vérité. Bien qu'à être tenté, il serait aisé d'y succomber. La facilité. Elle n'est pas une valeur alliée de la vérité : (par fois) bien au contraire. Le vérifiable s'infiltre dans le complexe comme une fibre indéfinissable qui s'éteint, une piste perdue et le véritable s'y dissimule derrière nos « illusions perdues ». Voilà pourquoi tout est difficilement croyable. Il n'y a pas de vérité vérifiable. Un détail manquera toujours à sa complémentation. L'intuition ? Le bon sens ? Quels critères et attitudes peuvent paraître justifiables justes et fiables pour prétendre à fournir une quelconque vérité ? L'équilibre des deux ? Mais que peut l'équilibre de la vérité du mensonge et du mensonge de la vérité ? [4] ...
Le savoir du mensonge devrait être acquis dès l'éducation scolaire, ce qui permettrait de réduire le taux de croyance excessive qui réside en chacun de nous. Eviter des colères qui parait-il font mal au foie et à la foi quand le mensonge est découvert. Cela permettrait aussi de se débarrasser des gouvernants politiciens et religieux pour aller droit à l'essentiel : réaliser nos projets avec moins d'obstacles et de censures inutiles; c'est-à-dire : inconstructives quant à la réalisation du projet.
...
notes
[1] Imaginons une société où la paresse serait la valeur majeure : il y aurait sans doute moins de douleur (la paresse n'est contre personne). La valeur dominante de notre société actuelle est la possession par sa mécanisation : le « progrès technologique » à la quête du parfaire humain disciplinaire, avec des machines à déposséder des « déshérités » fabriqués : ces humains déracinés et sans héritage : les libres créants qui dérangent les hérités nantis.
* (à distinguer de raison) fonction de l'esprit qui consiste à relier les sensations en systèmes cohérents (la raison faisant la synthèse des concepts de l'entendement). [Emmanuel Kant]
[2] mais ce qui permis au mathématicien Kurt Gödel (1906 - 1978) de découvrir qu'il est impossible de construire un système axiomatique complet et cohérent de l'arithmétique (cohérence et nature de la preuve formelle) : son théorème de l'insaturation ou incomplétude : l'incomplétude de tout système axiomatique contenant la théorie des nombres. (Il y a saturation si l'adjonction d'un nouvel axiome à l'intérieur d'une axiomatique donnée rend celle-ci contradictoire).
[3] « Les artistes révèlent des vérités lorsqu'ils mentent et les politiciens vivent du mensonge mais ne le disent pas » inspiré du scénario d'Alan Moore de la BD « V pour Vendetta » (dessins David Lloyd) rescénarisé et produit par les frères Wachowski pour le film réalisé dans le style hollywoodien par James McTeigue dans une coproduction germano-anglo-américaine en 2006.
Questions to Alan Moore
Mister Alan Moore tell us why when Hollywood take your scenarii of V for Vendetta and the Watchmen your name does not appear on the screen?
...Which misunderstanding grows between the american commercial mass production and your ideology?
...What is wrong with the United States culture propaganda?
...As a British artist, why there is no British ideological and aesthetic film production of your scenarii?
...What is your purpose in your scenarii?
...Who is the traitorous of whom in our political cultural system?
...What is your position about our becoming world?
...
[4] Il n'existe pas en français d'antonyme au nom commun : menteur. À l'adjectif : menteur/se, oui : franc/che ou sincère. Nous pouvons proposer : franceur ? Ça sonne pas. Franc et Français. La France le pays des Francs où n'existerait-il que des menteurs ? La langue française refuse un antonyme au substantif menteur. Donc en France au pays des Francs personne ne dit la vérité : « étranger, ne demande pas ton chemin à un Franc, tu risques de te perdre » dans la franchise. Le Franc ne peut que cultiver le mensonge puisqu'il prétend dire la vérité.