La Fabrication des Ennemis et du Dégoût les éditions des objets trouvés [Ici, il n’y a rien à inscrire que quelques informations concernant la date de l’ouvrage et autres aspects inutiles de l’écrit pour en faire un objet de consommation général qui comme les autres passe son chemin pour aller s’inscrire ailleurs.] Pré- Faire face à ce à quoi on ne s’attend pas pour ne pas se faire surprendre du contenu de cet ouvrage qui risque d’être digeste ou pas pour un grand nombre de lecteurs en lectrices ? Avant de faire face au sujet qui nous rassemble solitaire à lire ce qui est révélé, on présente ce qui va se passer à la lecture du texte qui suit. C’est la tradition littéraire éditée de la pré- face. Mais je ne finis jamais rien pour te donner à en finir toi-même. Est-ce que cette coutume de la préface sert à avertir la lectrice en lecteur que ce qu’elle va lire risque de le transformer ou transformer son éducation de ses opinions encrées indestructibles qui règlent sa vie, en doutes ? Sachant que le doute est l’état d’esprit qui dérange la certitude cultivée dans nos sociétés au travail, en grande partie inutile mais obligé par chantage ; ça, pour ne plus pouvoir travailler pour quoi ? Ce doute appliqué à « comment vit-on ensemble » révèle indubitablement notre statut d’esclave (se faire vire, au lieu de vivre), qui par confort (mental) doit être nié jusqu’au fond du bout du possible de l’inacceptable, dont tout être domestiqué s’emploie à combattre par tous les moyens psychiques de blocage (tels les mécanismes de défense) pour ne pas ruiner l’artificialisation complète de soi incluant notre environnement vital ? Tellement nous nous sommes éduqués à redouter « ce qui est donné » pour être remplacé par ce que nous fabriquons ! Attention ici on doute ! Le texte est le dernier moyen de communiquer quand la parole publique libre qui pense est malvenue en société. C’est de tradition : les êtres humains qui pensent depuis les premières civilisations écrivent. Ils n’ont pas la parole. Mais qui lit aujourd’hui ? Les bibliothèques vendent leurs livres ! Surtout : qui lit des ouvrages d’êtres humains qui pensent ? Et + généralement : Qui se soucie de notre culture de la dégradation de « vivre ensemble » ? La discussion publique en paroles libres est capturée et renversée ce par quoi l’attention de toutes et tous voulons entendre du discours qui officialisé se fait entendre exclusif, un masque de paroles pour nous rassurer, tellement nous sommes tous et toutes effrayées de vivre la vie, dont on ne comprend rien, parce qu’on ne veut rien comprendre à ce pour quoi nous sommes là capturé et pas vivant libre ailleurs ? Le mensonge favorise ce qu’on refuse d’entendre de ce qu’on perçoit instinctivement vrai. L’esclavage général nié a fait de nous des êtres humains désintégrés et égarés qui ne savent pas vivre à savoir vivre avec les atouts donnés à la naissance de l’humanité. Rien que pour pouvoir savoir vivre une vie épanouie. Se faire occuper l’esprit par des principes qui protègent notre ignorance volontaire du savoir comprendre, ça se nomme l’art de gâcher sa vie, il semble en compagnie. L’ignorance générale est indispensable à l’obéissance. La volonté d’ignorer est la 1ère étape à la formation de la lâcheté. La lâcheté vit tout en refusant vivre : c’est la disposition qui fonde l’esclave. L’esclavage est la culture de la propagation de la lâcheté dans l’humanité. Alors, à quoi ça sert de réfléchir, dans cette mare odorante de volonté de terreur générale cultivée ? Dans laquelle on se tapit les unes contre et dans les autres, qui demeure être un geste répulsif que chacune redoute, par peur de se faire pénétrer de force, là où ça fait mal, alors que rien n’apparaît, que le tic réactif du vide de la crainte ? La crainte devance l’agression. Penser sert à ne pas vivre vécu. La pratique banalisée de l’accumulation capitale de contradictions provoque à vivre la douleur sourde et permanente qu’on n’ose pas se révéler par peur de se sentir absorbé dans le vide de l’inconnu de la souffrance éternelle ? Hum. La panique interdit de se diriger. Puisque personne ne sait se diriger, en quoi devons-nous vivre ensemble la permanence de la panique intérieure ? On se fait des histoires de rien pour entretenir sa panique intérieure. Est-ce par ennui ? Ou est-ce par désabus sans amusement, de ne pas savoir vivre, le peu de temps que la vie offre, le temps d’une vie humaine ? Ça sonne être un énorme gâchis ! qui se cultive et se perpétue par gestualités réactives acquises : des êtres humains qui vivent ensemble pour vouloir pouvoir se haïr ? S’aimer et aimer la vie, est-ce si pénible  ? Si tant d’êtres humains se haïssent, à vivre ensemble, et banalisent cette haine, c’est qu’il doit y avoir un avantage qu’on ne trouve pas dans le fait d’apprécier à aimer et s’aimer ? Sauf que là, moi, je ne perçois pas cet avantage de la culture du dégoût et de la haine. L’amour, clairement, chez nous, est une rareté cultivée. Pour quoi nous nous efforçons tant à détruire l’amour et la liberté ? Faire de face le portrait de nos comportements sociaux d’aujourd’hui qui entre autres au XXIe siècle ont supprimé l’authenticité artistique du domaine public pour la remplacer par la publicité (= ce qui est public et ce qui s’attend à être reçu pour entretenir son confort mental bien que de fait, il s’agit d’agressions) qui rassure les auditrices et les spectateurs de ce qu’elles attendent vouloir percevoir et recevoir du monde artificiel fabriqué qui sied à leur terreur. Vivre d’ordres, en marchandise docile de l’industrie de l’esclavage, est-il préférable à vivre la liberté de la complexité de la réalité pour s’en équilibrer à s’en réjouir ? La dégradation générale de l’intelligence en témoigne. La musique libre (tautologie de conséquence) joue d’une infinité d’échelles qui par leur abondance alimente l’intelligence à savoir pouvoir distinguer la diversité des existants. La simplicité pour l’art transforme son œuvre en publicité. Bon, je ne suis pas là pour faire le portrait de la plainte, de notre espèce en perdition, mais pour trouver des solutions en comprenant d’abord pourquoi nous insistons à vivre ensemble dans un contexte civil monoscalairisé ? C’est-à-dire avec une idéologie unique qui se réfléchit dans toutes les consciences reléguées dans l’inconscience générale ou collective ; tout en se croyant libre et au fait « des réalités des diversités de ce monde » ? Notre musique civile ne se fonde que sur une seule échelle. Inacceptable pour l’artiste. J’ai écrit beaucoup de textes et composé beaucoup de musiques à savoir comment repolyscalairiser sa conscience de vivre (scalairisation, si on désire encore vivre exclusivement de la modernité de la mesure de la science sans conscience ? qui donne à croire de la maîtrise et du gouvernement de la réalité par la quantifier, qui fait de nous des êtres en suffisance par la mesure). Les musiciens entendent ce que les autres sourds ne voient pas. Regardons plutôt ou entendons-nous à savoir ce qu’on fabrique dans la vie de la vie. La Fabrication des Ennemis et du Dégoût ? Je me suis réveillé avec ce fait : « Tout ce qu’on hait, on le fabrique (ou nous l’avons fabriqué) » (tel un facteur de fractures factices ?). Ce qui pose une autre question : Pourquoi se disposer à détester ce qui en soi n’est pas détestable ? À quoi ça sert de fabriquer le dégoût et la haine pour vouloir se dégoûter de la vie et se haïr entre nous ? La conscience collective dans nos sociétés est en permanence sur ses gardes. Entre nous les agressions potentielles sont permanentes par avoir fabriqué et cultivé l’idée de l’ennemi et du dégoût que l’idée de l’ennemi provoque en nous. Il y a soi et le tout. Le tout est l’état d’esprit qui pense pour nous. Nous savons que le racisme est une invention étatique (de l’état d’esprit d’Etat capital par lequel nous sommes réfléchis et agis : le gage de la civilisation ?) qui sert à identifier et garder à distance des mêmes êtres séparés en 2 groupes sur lesquels on applique le label « ami » ou le label « ennemi ». On sait à quoi sert « l’ennemi ». Il sert à justifier la guerre. L’ennemi ne sert qu’à justifier la guerre. La guerre est instituée par « les défenses nationales » (la peur). « L’intégrité nationale attaquée par les ennemis » fabriqués. La nation, « la souveraineté doit se défendre pour attaquer ». La souveraineté nationale doit légitimer ses assauts, ses invasions, ses occupations, ses ingérences, pour pouvoir innocente piller les autres nations et les soumettre par la violence à sa domination. Mais. Sans la notion d’ennemi, pas de guerre possible. On ne peut pas attaquer des amis. Attaquer des amis positionne l’attaquant en ennemi qui se fait alors attaquer par tous les autres amis. Donc, puisque l’ennemi n’existe pas (dans la nature), il faut l’inventer. Comment créer un ennemi d’un ami (= d’un être de la même espèce qui a priori ne désire pas vivre sa vie d’agressivités) ? C’est le mot « hospitalité » qui nous révèle l’intention de l’hostilité. L’hôte de la maison (« home sweet home », du foyer, du feu) de la maisonnée (= la famille antique) s’attend de ses invités (qui sont aussi des hôtes) quelque chose en échange de son hospitalité (= son accueil chaleureux et amical à accueillir ses amis ou à savoir pouvoir restaurer un être épuisé par le froid et la faim ou par la chaleur et la soif). Hospitalité et hostilité ont la même racine latine : « hostis ». Benveniste (dans son vocabulaire des institutions indo-européennes, chapitre 7 l’hospitalité) nous dit que l’hospitalité fonde la rétribution d’une compensation. Dérida dit entre autres (dans son séminaire 1995-1996 sur l’hospitalité) que « l’hospitalité, c’est laisser le passage ». Ça signifie qu’il y a appropriation de l’espace pour autoriser ou interdire le passage aux autres. L’appropriation du feu qui fait foyer (chaleur et lumière dans l’immensité nocturne) fait des apparitions d’autres humains, soit des hôtes invités bienvenus, soit des indésirables malvenus (par leur agressivité de vouloir s’emparer du foyer approprié ?). Le présent fait office de compensation. Le présent est une arme de paix. On ne vient pas chez l’hôte « les mains vides ». Ulysse en compensation de la générosité de son hôte lui raconte ses aventures. L’hospitalité est un contrat qui doit être honoré. Une forme de péage. En passant, on laisse toujours quelque chose. Si le contrat tacite n’est pas honoré, pour des raisons de mésentente, généralement incomprises qui dépassent les hôtes, l’hospitalité se renverse en hostilité. Et là, l’ennemi de l’ami apparaît. L’hôte est l’otage. L’ennemi est le renversement de l’ami, toujours ; synchrone au renversement de l’hospitalité en hostilité. L’hospitalité n’est donc pas un accueil généreux gratuit sans contrepartie. L’hospitalité (l’hôtel, l’hôpital) est un contrat tacite qui demande une compensation qui satisfait et le récepteur (l’hôte) et l’émetteur (l’hôte). L’hospitalité est une entente qui révèle que la base des relations humaines repose sur le matelas de l’agression, avec l’incertitude constante, au cas où ça dérape, puisque le dérapage est inclus dans l’intention hospitalière, pour autoriser son renversement en hostilité possible. Payer est la contrepartie du nœud défait, la contrepartie du soulagement que « tout va bien ». Dans payer, il y a la paix. Pourquoi on s’étonne de la raison de la fondation de nos sociétés (et de nos familles qui la supporte) sur l’agression ? L’hospitalité existe parce que l’agression existe parce que la peur existe par avoir envahi le corps social et en être son moteur. L’hospitalité, dans son contrat hostile inclus, sert de foyer provocateur à la guerre. L’hostilité dans son contrat d’hospitalité sert de foyer provocateur à la paix. L’équilibre est fragile, il peut se rompre n’importe quand. Par peur réciproque constante de manquer, chacun tire sur la corde de l’autre ; à sa rupture les amis apparaissent en ennemis. L’hôpital est présent dans toutes les guerres, à entretenir la guerre par soigner les soldats blessés et par se débarrasser des morts ; morts qui ne doivent pas encombrer le champ de bataille, parce qu’il serait déserté par l’impossibilité de tuer à cause de la puanteur intense des cadavres. La désertion est-elle encore récompensée de la « peine » de mort pour ne pas vouloir subir mais fuir la guerre qui détruit le soldat ? Une intendance soignée hospitalière est indispensable à la poursuite inflexible de l’hostilité de la guerre. Ce que la 1ère guerre mondiale a débordé ou méprisé démontrant que les soldats ne servent que de chair sacrifiable au massacre général (il faut relire les discours enflammés de l’époque au Parlement pour savoir avec quelle intensité « la volonté de la guerre totale » s’est emparée des esprits délirants des politiciens et des militaires !), en quoi est-ce utile ? La jouissance de pouvoir faire capituler son ennemi. Payé avec des millions de morts. Pourquoi un être humain veut et va se faire tuer à la guerre ? Parce qu’il s’ennuie ? On comprend donc le mécanisme d’échange entre humains qui repose sur la balance avec une échelle à 2 niveaux de mesure binaire ou d’un contrat bipolaire sans nuance hospitalité/hostilité : soit je t’aime (« parce que je te paye »), soit je te hais (« parce que tu ne me fais pas de cadeaux ») ; tout en essayant d’éviter l’indifférence (la neutralité) qui empêche d’agir et l’amour (amorce de la perpétuation de l’espèce) et la haine (qui détruit par donner une mort prématurée aux corps défendant et attaquant). Bien que la neutralité ou l’indifférence soit le garant de la paix civile. Vivre ensemble isolé, est le comportement relationnel dominant qu’offre vivre en ville. Dire à ses enfants « ne parle pas aux inconnus » révèle l’ultraviolence de notre monde civil dissimulée par sa paix d’apparence. La guerre, qui n’est pas la bataille, confirme la franchise de l’hostilité installée. Bien que la guerre détient une faculté unique de faire vivre la mort des uns et des autres, jusque dans la vie, dans la paix d’après guerre. La guerre concrétise ce qu’un état d’esprit s’attache à vouloir conquérir, posséder et faire abdiquer le monde avec la puissance destructrice de l’impuissance de la violence. L’agression manifeste toujours l’impuissance de l’agresseur à s’entendre. Les sociétés les + agressives sont celles qui se savent vulnérables en montrant le contraire, affaiblies par la peur en excès, affaiblies par la peur qui les gouverne. Par compensation (de l’hostilité hospitalière), est-ce pourquoi des souverainetés nationalisées s’attachent à vouloir dominer le monde, par la misère que la guerre génère et propage ? Cette volonté ressemble à la compensation d’une frustration sexuelle ! Ou à un caprice d’enfant gâté ! La volonté de la violence fondatrice de la guerre permanente est la réponse vengeresse de la lâcheté qui constitue les communautés agressives. La volonté collective expiatoire de la lâcheté des individus qui forme la collectivité prête à l’attaque. Le processus réactif du dégoût et de la haine se retrouve ensemble institué dans le racisme. Le racisme est la haine de l’autre qui ensemble avec le dégoût sont cultivés pour extérioriser sa réaction violente de rejet des différences des autres. La culture du dégoût envers tout ce qui sort de la familiarité de la famille. La famille est l’espace originel de l’hospitalité génératrice des hostilités. Le racisme est un outil politique puissant qui motive les foules au massacre, sans véritable raison que celle éduquée à devoir obéir, ne sachant pas quoi faire d’autre dans sa vie que de vouloir se faire agir. Le racisme qui positionne la fermeté de son enracinement est ce que toute domination politique doit cultiver pour exister. Ou sans racisme, la souveraineté politique n’a plus sa légitimité d’être et de paraître avec toute sa puissance d’apparat dissimulant sa terreur intérieure. Sans racisme, la souveraineté disparaît. La souveraineté existe par la haine qui la porte. La haine est le socle de la souveraineté. La raison de dominer de la souveraineté est justifiée par dire « protéger les amis des ennemis ». Cette pratique de protection souveraine est imposée par le mot « sécurité » (aussi par le mot « sûreté » qui implique tout le monde dans le danger de l’assaut). La sécurité amplifie l’hostilité de l’hospitalité. « Se sécuriser de la haine par le racisme » est la contradiction constitutionnelle de la souveraineté pour entretenir la permanence de la guerre pour préserver la domination souveraine. Sans racisme, les ennemis se transforment en amis. La souveraineté ne peut pas exister dans un contexte amical. La souveraineté n’existe pas dans un contexte amical. Constater la facilité avec laquelle les êtres humains se font piéger à se faire agir. Constater la facilité avec laquelle les êtres humains par leur perception faussée de la réalité par leur volonté tourmentée à vouloir pouvoir se faire prendre et enfermer par la certitude pour ne pas pouvoir douter de la raison de ce qu’ils font pour se faire agir (à nuire), est inquiétant. C’est un état de possession spectaculaire qu’on constate de l’extérieur, à une certaine distance (du marché de l’occupation irréfléchie), imperceptible de l’intérieur des êtres humains possédés. C’est ce qui fait que tout reflet de soi à l’extérieur de soi est violemment nié. L’industrie cosmétique agit à effacer l’apparence indésirable. Le déni protège le conditionnement de l’être humain agi à nuire, de se guérir. Parce qu’on ne se laisse pas agir soi pour soigner. Le désir de prendre soin (de soi et des autres) est une décision personnelle, qui n’est pas hospitalière. Le désir de nuire est une approbation collective. À changer de contexte : de passer de l’espace de guerre à l’espace de paix, où dans l’un le corps vit le péril permanent de souffrir à mourir et dans l’autre l’esprit vit le péril permanent de se faire penser (par ignorance) provoque le choc d’un éveil traumatique. L’Homme armé, réveillé reprend conscience ! Il constate a posteriori l’horreur qu’il a commise ! D’un coup il sait s’être fait possédé pour devoir massacrer. Cette prise de conscience fait des êtres humains éduqués manipulés à produire des cadavres en masse, des dépressions si profondes que ces humains meurent esseulés dans la vastitude de l’oubli de l’hospitalité hostile des hôpitaux prisons (avec parc) de nos sociétés souveraines. Le prix à payer de ce sacrifice, par être utilisé en arme de massacre, qui ne concerne en rien le fait d’être violent, fait du soldat un homme psychologiquement prématurément mort. On ne le plaint pas, il a choisi sa vie. Provoquer des morts physiques se paye par sa mort psychique. L’hostilité est un état permanent réfugié dans l’être qui se paye par le don de sa conscience, par avoir voulu se laisser envahir pour être son otage. Manifestement, la guerre n’est pas une activité bénéfique à l’humanité, même asservie, qui pourtant s’en réjouit pour l’avoir intégrée et perpétuée dans le fonctionnement passif de ses sociétés actives. Association et hostilité fondent l’industrie de l’esclavage, dans laquelle les êtres humains capturés sont vécus à vivre ce à quoi ils et elles se sont laissés aller volontairement à vouloir vivre : « être vécu irresponsable protégé par la foi dans la foi que ses croyants font leur ». La foi sert à protéger sa trahison, en la transformant en dévotion. La dévotion est l’état du pardon de sa trahison (d’abord à soi-même, puis envers les autres). Mais le ciment social de la foi, qui prétend se protéger de l’hostilité, protège quoi en réalité ? La foi efface de sa conscience sa lâcheté. Toutes nos sociétés civilisées sont fondées sur la lâcheté de ses individus. Nos sociétés sont cimentées par la lâcheté. La foi naît de la nécessité de dissimuler sa lâcheté. Parce que tout lâche sait qu’il n’y a rien de glorieux d’être lâche. La foi de la croyance dans la Loi est utilisée comme protecteur de sa lâcheté. Pour qu’une souveraineté puisse exister, il lui faut l’approbation générale des lâches, qui tous ensemble forment le peuple (des esclaves) croyant qui donne au souverain élu l’autorisation de gérer sa base humaine servile que tout être humain abdiqué à vivre à obéir exige par sa position démocratique à imposer aux autres ce qu’il est incapable de faire lui-même. Déléguer. Le propre du lâche est de déléguer. Déléguer est le lien social qui agit l’ensemble en chaîne. Incapable d’agir de soi, le lâche ordonne aux affaiblis en culture de lâcheté d’obéir. Peu importe l’ordre. Donner des ordres servent à ce qu’ils soient obéis. Cette culture de la faiblesse ordonnée est nécessaire à la fondation de toutes nos sociétés civiles (et militaires). Nos civilisations fonctionnent exclusivement sur la délégation. La délégation en chaîne forme la hiérarchie. La hiérarchie sert à faire disparaître la responsabilité des dégâts jusqu’aux désastres provoqués par l’ordonnance déléguée. La puissance de la lâcheté est supérieure à la puissance du courage (qui garde une certaine naïveté). C’est la puissance de la lâcheté qui forme les Empires, pas le courage. Non seulement elle les forme, mais elle les perpétue. Le courage est une habilité individuelle isolée. La lâcheté est une habilité collective qui cimente toute communauté ; et qui se sert du chef pour que ses individus soient rassemblés à vivre à agir par la même idéologie unique collectivisée : c’est là où la démocratie autorise la dictature. Démocratie et dictature sont complémentaires dans leur contrat d’entente d’existence mutuelle (bien que les manifestants, rebelles, alimentent leur conscience du contraire pour perpétuer la guerre). Pareil que le socialisme avec le capitalisme : il n’y a pas d’ennemi que d’apparence pour maintenir la diversion des consciences. La réalité des rapports humains dans nos sociétés civiles (pour ne pas dire civilisées) est renversée. Perversion protégée par le déni et l’hypocrisie, pour préserver l’apparence de son innocence. Relations falsifiées pour dissimuler la culpabilité de son irresponsabilité de son immaturité tenue par sa crainte constitutionnelle pour s’autoriser à abuser des autres. Cette disposition montre que le viol (ce que la lâcheté autorise) est la raison fondatrice des Empires. Où conquête est le joli mot pour pillage. L'assassin, dans nos sociétés dirigées par l'état d'esprit du capital-Etat, est un lâche comme les êtres humains domestiqués par la crainte. Dans l'effet de l'émotivité, la trouille est beaucoup puissante que le courage. La routine est + puissante que la curiosité. Sans curiosité ni courage, l'espèce humaine se délecte dans l'ignorance et la violence (celle déléguée par procuration qui doit tuer froidement parce que les êtres humains armés ne savent pas ce qu'ils font ni pourquoi ils le font). Le policier ou le soldat, envers lequel est délégué l'ordre de tuer, avec leur identité anonymisée par l'uniforme d’État sont-ils des assassins ? L'assassin est un esclave. L'assassin est issu de la classe des esclaves. L'assassinat est une réaction, pas une action. L'assassin ne sait pas s'évader de sa condition volontaire d'esclave qu'à se venger en s'attaquant aux faibles, celles et ceux incapables de se défendre. Celui qui sait se défendre (à ne pas se faire fendre) empêche le viol de l'assassinat. Le meurtre et le meurtrier existent parce que la civilisation des lâches existe, renforcée par le système judiciaire qui cultive pour se nourrir des criminels et fait que la victime (animal à sacrifier, synonyme d’hostie, du latin « hostia » victime immolée) n'a aucun moyen collectif sur le coup de se défendre de l'assaut, qu’être l’appât du délit, pour enclencher la procédure de la compensation, si elle survit. Hôte hostile du sacrifice de l’hospitalité ? L’assassinat (est-ce un sacrifice ?) est la réaction attendue de l’ennemi. L'assassinat existe dans l’industrie de l'esclavage parce que les esclaves refusent de ou ne savent pas se défendre. L'assassin est un produit de l'état d'esprit du capital-Etat qui institutionnalise le sacrifice du meurtre. La crainte de la lâcheté fondatrice de nos sociétés et de nos Empires est cultivée par la peur de la mort qui est la laïcisation du sacrifice rituel qui n’a de sens que de se réjouir du massacre : tel le spectacle de l’immolation d’en-temps. Aujourd’hui, le spectacle rituel de la mise à mort publique n’existe plus, la condamnation est dissimulée pour favoriser la paix civile par l’indifférence. La justice n’est pas innocente, elle maintient son rôle de justifier la raison d’Etat. La crainte, fondatrice de nos sociétés d’État est tapie à l'intérieur de tous ses êtres effarouchés qui la porte. La terreur des lâches incite la socialisation qui ordinale classe les êtres en rang par ordre de préférence fonctionnelle pour former l’échelle du + effarouché au − effarouché. Le commandement est donné au − effarouché ? Le chef sert à ce que les autres délèguent leurs responsabilités. S’en défaire pour vivre innocent, sa conscience coupable soulagée, en évitant d’être victime, tout en restant culpabilisables, pour être condamnables, au cas où l’innocence dérape assassine. La lâcheté étatisée cultive la délégation des tâches, qui comprend celle de l'assassinat, la forme sacrificielle qui entretient la raison de l’existence du système judiciaire qui renforce la raison de l’existence de l’Etat. Pour tous ? Et là, pour certifier que les principes idéologiques qui motivent tous les individus des sociétés humaines à continuer à nuire sans vouloir prendre conscience ni douter de la raison suffisante à agir à détruire ce qui est cru être redevable à consommer par le fait de son existence, ça, amène à la dévastation de son état d’esprit qui ne peut plus se développer, qui, en arrêt de développement, enfermé dans le nœud de contradictions, sert à enchaîner les catastrophes, dont l’humanité se réjouit de provoquer. Sinon, elle ne les fabriquerait pas. Le lâchage de la bombe atomique est une des réjouissances de la lâcheté, comme se réjouir de diffuser des virus artificiels parmi les populations de la planète, puis pouvoir forcer tout le monde à se faire vacciner massivement par chantage par leur prise en otage pour favoriser les décès que les virus avaient manqué. Créer des catastrophes sont-ce les œuvres artificielles les + désirées des humains civilisés, pour tant les perpétuer ? Oui  ? Dans la réjouissance des catastrophes artificielles provoquées, en quoi cette pratique du pouvoir se lie-t-elle à la haine et au dégoût ? Comment se fait-il qu’on puisse haïr et se dégoûter des autres jusqu’à la nausée ? La fabrication et la culture des ennemis, avec l’aide de la haine et du dégoût ; à quoi sa sert de vivre ça dans sa vie ? Le « tous contre 1 » est l’hostilité majeure générée par l’ensemble des lâches domestiqués en société de civils contre l’individu désobéissant qui doute des principes de la communauté (fondée et cimentée par la lâcheté de la foi générale). Cette lâcheté générale du « tous contre 1 » (tout condamné est jugé toujours isolé par un ensemble de personnes en uniforme) qui se fait agir et innocenter par déléguer ses responsabilités à des êtres humains, comme eux qui veulent se faire vivre par une volonté autre que la leur, forme l’institution du monde judiciaire. La délégation politique des lâches forme la chaîne de la hiérarchie qui ricoche les ordres qui de ricochet en ricochet efface pour perdre la source responsable de l’ordre ordonné (à l’exception des tyrans qui veulent signer leurs méfaits). Ce dispositif général de l’irresponsabilité est confié à un être supérieur (différemment nommé suivant les milieux politiques, militaires, religieux, ou corporatistes, etc.). C’est un dispositif pratique qui sert à innocenter les chefs (responsables irresponsabilisés = acquittés) de toute décision inappropriée et nuisible appliquée à l’ensemble de la communauté (comme se servir de l’argent public pour ses intérêts privés). L’innocent représente la victime du système politique qu’il fait fonctionner, système dont il est irresponsable et qui en cas de « panne » est obligatoirement pardonné, puisque « l’innocent ne peut pas être coupable ». C’est ça, la société des lâches. C’est ça la machine-Etat (qui est un appareil dans la mesure où la machine non encore en usage est en préparation). La machine, c’est le système fonctionnant, auquel toute l’humanité asservie délègue ses responsabilités. Dieu. Il est alors difficile de se mentir que toutes les procédures qui fonctionnent de et par ce schéma de principe est fondateur et formateur dans nos sociétés et de toutes les réactions des individus qui les composent. L’innocence civilisée est double : 1. être humain réduit à être employé comme fonction (robot instruit à se répéter) et 2. la culpabilité de la machine-Etat fait de ses éléments des maillons innocents (sans être dépourvus de volonté ?). L’intérêt de la lâcheté organisée en société est de trouver et désigner des coupables pour se dégager des restes de sentiments de responsabilité et donc de se déculpabiliser complètement du désastre humain provoqué qui pourraient polluer sa conscience. C’est là que la fonction de la police avec celle de la justice intervient. La fabrication des ennemis de la société doit se cultiver de telle manière à ce qu’elle doit innocenter tous les lâches qui la composent qui se disposent par déléguer. Le courage est seul, la lâcheté est regroupée. Comment débusquer et capturer les ennemis de la société ? C’est très facile ! Il suffit d’imposer des lois (émises par les parlementaires qui s’offusquent de leur inexistence) et de faire capturer par des fonctionnaires payés, armés gratuitement, nommés « la police » (= la cité) tous les individus désobéissants (aussi, assez naïfs, à afficher sa désobéissance en public pour se faire prendre) et les parquer dans des lieux hermétiques, d’où ils ne peuvent pas s’échapper (mais où l’évasion n’est pas exclue). [Pour s’enfuir, il ne faut pas être pris]. C’est là qu’intervient l’hôpital de l’hostilité de l’hospitalité. La prison (copie des cellules monastiques) hôpital de rééducation par renforcement de l’humiliation des prisonniers. La prison qui aujourd’hui grâce à sa privatisation exige des détenus de payer (paix) ou le péage (de passer) de leur séjour est la rétribution compensatoire de l’hospitalité. Séjour enfermé qui sert à réhabiliter le prisonnier par sa rééducation certifiée. L’hôpital rééduque le corps malade. L’administration attend du détenu libéré son engagement à obéir. L’existence de la prison et des prisonniers sert à consolider la raison sociale qui récompense l’obéissance. L’autorité existe pour punir la désobéissance. Le châtiment de la désobéissance valorise l’obéissance, parce que l’une vit malheureuse (privée de liberté) et l’autre vit heureuse (aussi privée de liberté, mais que tous se gardent de dire) mais récompensée à ne pas être trop humiliée dans sa prison sociale de permanent redressement. Faisons une parenthèse quant à ce qui est entendu par liberté. Regardons par exemple dans un dictionnaire (qui se dit) philosophique, destiné aux élèves débutants des classes de philosophie au lycée, pour former l'état d'esprit des néophytes, rédigé par un professeur de philosophie, publié en 1956, et toujours en republication. Cette destination clientéliste qui se veut pédagogique, montre en 209 pages (c'est un petit dictionnaire) que des concepts peuvent se définir « à coups de pioche » contradictoires pour en fausser le sens. Au mot « liberté », à défaut de citer des grands penseurs (mais tous s’abstiennent de parler de ce qu’ils ne vivent pas), l'auteur cite l'abbé Raynal (un abbé libre ? qui n'est pas philosophe, bien qu'il soit dans son XVIIIe siècle anti-colonialiste et anti-esclavagiste) affirmant : « La liberté est la propriété de soi », la propriété ? [Notion à la mode à son époque, parce que la révolution de 1789 instaura la propriété des petits propriétaires]. Être propriétaire de son corps ne signifie pas que son corps n'est pas soumis. La liberté n’existe pas en fonction des autres sur soi (comme la morale), mais en rapport de soi avec les autres (comme l’éthique). La propriété définit l'esclavage, parce qu'elle approprie : la propriété ferme toutes les issues, alors que la liberté ouvre toutes les issues. Ça ne se savait pas à l’époque ? Ça se sait aujourd’hui. Ce dictionnaire entend, dans sa définition de la liberté, une contradiction fondamentale : « la liberté est la sécurité de la propriété » et, « un esclave, par être le propriétaire de son corps, est libre » ; ces appositions sécurité pour liberté, propriété pour liberté, corps esclave pour liberté, etc., ne sont pas complémentaires : assemblées elles falsifient leurs sens. À la suite dans la même phrase, il affirme distinguer 3 libertés : « la liberté naturelle, la liberté civile et la liberté politique » qu'il explique pour la 1ère être « la liberté de l'homme » (oui avec un petit h, donc pas de la femme), puis « la liberté du citoyen » qui est régit par les lois, autre contradiction, et finalement « la liberté du peuple » qui là, est une contradiction franchement grossière : le peuple est l'ensemble des esclaves qui n'a aucune liberté. On confond dans l'usage les mots « population » et « peuple » où l'une désigne un ensemble d'êtres humains et l'autre une foule ordonnée d'esclaves gouvernés. Ce type de définitions contradictoires me font penser à un anti-philosophe [un anti-philosophe est une personne qui se désigne philosophe qui parle non par questionnements mais par conviction] de Königsberg [de l'époque teutonique puis prussienne, nommé Kaliningrad depuis 1946] qui a apposé son idéologie étatique pour de la philosophie, disant en résumé « la liberté, c'est la morale ». On sait parfaitement que la morale sert à contenir la liberté. Le philosophe étatique du cogito parle aussi de « la liberté morale ». Si la morale libère, elle libère le civil de sa liberté (et de sa responsabilité). Cette technique de manipuler les contradictions n’a de raison que d’embrouiller les esprits serviles. Comment peut-on lier des concepts antinomiques pour justifier la vie civile des êtres humains capturés pour vivre à obéir ? L’antinomie annule la justification, pour la faire passer convaincante, elle est renversée : la cause devient effet et l’effet devient la cause. Dans l’article il y a + : il pose « la liberté de l'homme » être le libéralisme économique, hum ? voire libertarien, où « l'Etat ne doit plus intervenir (avec les impôts) dans la propriété privée des particuliers » ; ce après avoir exprimé que la liberté est « ce qui manque au prisonnier » ? L’auteur de l’article s’emmêle de l’avoir avec l’être. La liberté n’est pas un avoir, mais un état d’être. La liberté n’a pas, elle est. Le prisonnier dans la prison n'est pas le seul prisonnier d'Etat. Le geôlier, nommée différemment suivant où il est en fonction, est une servitude essentielle de l’État capital pour « se garder le pouvoir de nuire aux autres librement ». Ces polices affirment et confirment le mensonge que « la souveraineté respecte la liberté », ça parce que la liberté n’existe pas au sein du territoire étatique : si la liberté existait, la souveraineté disparaîtrait. À « la liberté civile », il cite Montesquieu disant : « la liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent [n'interdisent pas] », la liberté civile est celle qui autorise ? Le pouvoir d’autoriser fait qu’il n’y a pas de liberté. Montesquieu confond la loi et le droit : aucune loi ne permet, la loi existe pour interdire. « La liberté civile » est (forcément par la force de l’ordre civil) restreinte, réduite à rien. Dans l'espace public de toute civilisation ordonnée par des lois, les permissions sont restrictives, où la liberté est quasi inexistante et est rétrécie, telle une peau de chagrin, par la pratique journalière des parlementaires qui instituent des nouvelles lois. La limite de toute civilisation tient à l'épaisseur de son livre de lois. La « liberté politique », qui est un leurre citoyen la politique administre les civils prisonniers volontaires de son administration, est posée en justification constitutive de la jouissance. Pourtant le fait de jouir ne donne pas à reconnaître être libre. L’exercice du pouvoir est-ce la liberté ? La jouissance sert de compensation à son enfermement. La liberté ne se justifie pas par le pouvoir et la jouissance. L'ignorance (celle convaincue de savoir) agit à vouloir forcer des fusions de concepts incompatibles. Est-ce pour vouloir entendre l'absence de toute opposition à la vie civile sans liberté ? La « liberté politique » est d'imposer des lois aux autres, est-ce le fait d’être libre, d’imposer ? La liberté crue du tyran à imposer sa domination absolue et en jouir est justifiée par « le libre arbitre » signifiant « la liberté (déterminée pas indéterminée) de l'arbitre qui juge et condamne les joueurs qui désobéissent aux règles du jeu réglé auquel les joueurs (sont soumis de force ?) se soumettent volontairement » où l’arbitre est aussi soumis par le rôle que le jeu lui donne. Le libre arbitre du tyran de tyranniser ses pions ? Le tyran est prisonnier de sa tyrannie. Rien dans l’étatisation de l’espèce humaine ne relève de la liberté. Pourquoi confondre les lois avec les droits ? Pour pouvoir se croire libre dans la société qui supprime ou remplace la liberté par des leurres ? L’article va jusqu'à citer le père Lacordaire (un curé libre ? inconnu de la philosophie), disant : « Faire la loi et lui obéir volontairement, n'est-ce pas la plus haute expression de la liberté ? ». Autrement dit : vivre à se soumettre à ses lois est la définition de la liberté ? Hum. Le propriétaire retient « la liberté d’avoir ». La liberté de posséder et disposer à sa guise des esclaves est-ce la liberté ? La liberté des dominants n’est pas la liberté des dominés. La liberté de se soumettre ? La liberté d'obéir ? Est le renversement « d’être libre » en « avoir la liberté » qui possédée n’est pas libre. Avec une humanité libre (d’être, pas d’avoir), toute domination (de circonstance, institutionnelle, familiale, politique, armée, etc.) disparaît. Parce que libre, tout le système étatico-économique souverain de l'industrie de l'esclavage disparaît. La liberté donne à l'humanité la capacité de pouvoir mûrir (ou sortir de la violence de son infantilisme) que la servitude volontaire lui retire. Il faut que l’esprit d’État entretienne un leurre de liberté (pareil pour la notion d’égalité et de fraternité) pour faire que la vie domestiquée soit supportable pour une humanité née libre. Il faut être vigilant envers les professeurs de philosophie qui sont des instituteurs de l’institution d’État, qui affirment des notions faussées sans se poser de questions. « Liberté liberté tu es tellement haïe pour que ton sens soit en permanence renversé en capture ! » A ce stade, on se demande comment cette systématisation ou cette falsification du comportement humain peut fonctionner depuis si longtemps. Comment des êtres humains qui naissent dans ce contexte de vie abdiquée, dans la lâcheté innocentée, peuvent et se confortent de cette vie dans laquelle ils jonglent avec des contradictions destructrices de sens ? Eh bien, c’est parce qu’il n’existe aucune individualité intègre, que partielle, ou si elle apparaît, elle n’est qu’une falsification ou une représentation vide de ce qui est cru s’opposer à la vie publique civile acquise. Les manifestations des employés (des esclaves) à scander en chœur dans les rues du domaine public, par exemple, sont légitimes pour : le rééquilibre du pouvoir d’achat avec les salaires en baisse. Ça n’a rien de périlleux pour le système social, au contraire, le spectacle de la manifestation sert de rééquilibre entre la souveraineté du peuple et le pouvoir gestionnaire du souverain qu’il emploie. L’emploi est dans l’effet à double sens dans les sociétés hiérarchisées. En même temps, la manifestation est l’occasion d’une démonstration de force de la puissance policière. Ce qui rassure et les manifestants (bien que par principe dans le contexte manifestant on s’oppose à tout en particulier à la violence) et tous les autres, spectateurs de la manifestation qui est un spectacle médiatiquement, par délégation, toujours assidûment suivi, puisqu’il fait l’évènement du jour, par le spectacle de la violence. Ce de quoi la conscience capturée se nourrit, pour se convaincre utiliser son esprit critique, qui en réalité émet des jugements moraux. La Fabrication des Ennemis et du Dégoût ? Eh bien, ça se compose d’abord, pour que ça s’apprenne ensuite ! Les compositeurs de l’idéologie de la capture doivent avoir l’état d’esprit bien aiguisé de manière à produire les idées nécessaires qui ne peuvent pas être contredites. Ces compositeurs, nos sociétés les nomment « philosophes », non pas rhéteurs qu’ils sont ; parlés par la technique rhétorique. La rhétorique qui est « l’art de persuader son auditoire », mais l’auditoire qui par être là, venu écouter le discours politique du prophète (sur la scène) est déjà convaincu d’avance, même si la logique de sa langue, dont il est parlé, ne capte pas le sens de ce qui est dit. Dans cette fondation d’une entente sournoise niée règne toute la facticité de ce qui est désigné. Il est fait qu’il soit impossible de démêler les multiples couches de protection qui dissimulent cet arrangement où les utilisateurs sont les utilisés. Cet abus de langage, de violer par voiler la langue, en renversant le sens des mots est la pratique essentielle dans le processus rhétorique politique de convaincre les auditeurs et les lecteurs. Exemple. La notion faussée du sens de « l’individualisme » mot qui est pris pour cible coupable des misères sociales, alors qu’il s’agit de désigner des actes égoïstes de pillages des richesses de la collectivité pour un compte privé. Sans individualisme la conscience de soi disparaît et sans elle, la liberté de soi est impossible. On comprend pourquoi le sens du mot est renversé dans l’inconscience collective. Autre exemple. Vouloir confondre éthique et morale qui sont antinomiques par leur disposition respective : la morale s’impose de 1 à tous (de la souveraineté au peuple), l’éthique se dispose entre tous, entre chacun, des uns des unes envers les autres. Les philosophes d’Etat qui ne sont pas des philosophes, mais des ordonnateurs de la morale qui utilisent le raisonnement (outils philosophiques de la pensée pensante) à contre-sens pour expliquer (= déplier se qui est plié et donc incompréhensible) par démonstration falsifiée, de déduire pour induire, l’envers faussé, pris pour vrai, du concept original pris pour faux. La peur de la vérité est la motivation porteuse de cette pratique qui se ment à soi-même tout en se persuadant extraire la vérité du concept défendu. Tous les écrivains officiels sont des philosophes d’Etat : défenseurs de l’idéologie de la lâcheté fondatrice des civilisations par leur pensée falsifiée. Je ne vais pas les citer tellement leurs noms envahissent les médias et gargarisent les gorges des faux penseurs, édités en kyrielle qui recommentent encore et encore leurs pensées renversées les voulant véridiques. Ces hommes-là et ces femmes-là, par leur présence abondante et permanente dans les médias insultent la sagesse humaine. À y être tant présent, c’est parce qu’ils elles sont en guerre contre la vérité, contre les amoureux de la vérité : les philosophes. S’ils sont en guerre, c’est qu’ils redoutent la vérité de la réalité. Et pour comprendre leurs contradictions, il n’y a rien à répondre, tellement elles sont évidentes. Nous vivons dans un monde d’idées falsifiées. Nous vivons dans un monde dans lequel l’épaisseur du mensonge est si dense qu’il faut un bel effort de persévérance pour entrevoir et comprendre la vérité de la réalité. C’est de là qu’on perçoit l’acharnement de la parole publique à vouloir convaincre les convaincus qui surprend (l’observateur extérieur). Le philosophe n’a pas à convaincre. La philosophie est l’art de poser les questions ; des questions si bien posées qu’elles donnent des réponses, des solutions ; pas qu’une, mais plusieurs par question. La volonté de l’orateur de convaincre signifie que les auditeurs, à se rassembler là ensemble, ne seraient pas convaincus de ce pour quoi ils se sont déplacés et engagés à vouloir entendre ? Qu’est-ce que les beaux parleurs éduqués à la rhétorique redoutent tant pour croire leurs audiences en opposition a priori à leurs idées inculquées (= qui ne sont pas les leurs) ? Ou qu’elle est ce leurre pour donner à croire qu’il y a des opposants à l’idéologie générale ? Sachant que l’opposition est complémentaire à la position gouvernante ; tel que le socialisme est nécessaire au capitalisme. Fausse opposition d’un combat de spectacle, pour occuper les esprits avec des futilités (qui augmentent la confusion et noie la pensée) donnant raison à la présence constante de la violence, à n’exister qu’en opposition les uns les unes contre les autres ? La fabrique politique de l’ennemi utilise l’opposition pour fabriquer des ennemis fictifs qui servent à occuper les spectateurs par le pouvoir de diversion du spectacle politique qui tient la place privilégiée dans les médias. Quelle est la place du philosophe dans cette arène de propagande publicitaire ? Où tous les rapports humains sont factices, renversés et falsifiés ? Jusqu’à ne plus savoir comment agir en société, tellement les couches de dénis et d'hypocrisies imbriquées et emmêlées à tant de contradictions empêchent d'être tel quel sans être immédiatement jugé et condamné. Comme si c'était ça l'attente générale : vouloir et pouvoir humilier l’autre pour se sentir vainqueur de sa guerre ? Qui vaine forme le contexte social banalisé de l’école à l’hospice. S’engager dans une controverse publique contre les rhéteurs entraînés à la joute verbale ridiculiserait aux yeux des spectateurs le philosophe capturé ; déjà parce qu’il serait là empêché de parler. Une technique connue de tous les présentateurs d’émissions de télévision pour empêcher que soit dit l’essentiel qui ruinerait la raison divertissante de l’existence du média. Le philosophe ne parle pas aux foules pour se faire lyncher ou pour les enflammer à se réjouir ensemble de convictions stéréotypées indicibles qui n’ont de sens que pour être admises par la foule synchronisée à obéir. Le philosophe n’est ni un prophète ni un politicien. Le philosophe est un être humain discret. Qui parle sa pensée avec des assemblées intimes de personnes paisibles et amicales. La Fabrication des Ennemis et du Dégoût ? Haïr, ça s’apprend. Se dégoûter de tel ou tel être faisant telle ou telle chose, ça s’apprend. Comment on apprend à haïr ceci et se dégoûter de cela ? C’est par la morale qu’on apprend ça. Un goût, une opinion, un jugement se forme par la morale. La morale fait que ça pue. C’est la morale qui décide quoi est mal quoi est bien. La morale divise vivre la vie en 2 : en bon comportement accepté et en mauvais comportement inacceptable. Cette bipolarité sert à être jugé, condamné et puni pour être enfermé et séparé des autres. Bien et mal sont des extrapolations de bon et mauvais (à manger) définissant la frontière entre toxique et bénéfique. Le rôle fondateur de la morale est de réguler les comportements humains en société ; les réguler de telle manière à ce que ça vienne de soi, du régulé pas du régulateur, pour que l’autorité qui condamne vienne de soi et pas d’un autre « supérieur » (un geôlier), dont la fonction est de surveiller et punir les civils au comportement déviant ou interdit par les lois acceptées par la communauté (mais laquelle ?). Le jugement moral est d’accès cérébral très facile ; à juger, on applique, la règle, la loi ; à juger, on ne pense pas, on ne se questionne pas : on condamne les autres pour s’innocenter, pour se préserver de sa propre culpabilité et de sa propre condamnation possible. Juger, c’est se faire agir par la morale par laquelle on est formé à vivre vécu. La morale innocente le coupable. Personne n’est innocent, mais tout le monde civilisé agit (la dévastation du monde) en innocent (coupable) pour se préserver de sa condamnation. La damnation pour un lâche est la vie isolée en exil. Moralisés, les coupables sont innocentés. La damnation sociale, pire que la prison (« la maison de correction »), est l’abandon complet de celles et ceux pour qui tous les liens moraux ont été rompus. Ces êtres humains encore attachés à la civilisation errent dans les rues se protégeant par l’ivresse et la folie pour survivre le peu de temps qu’il leur reste à vivre. À vivre dehors en ville, la durée de vie est si courte, si raccourcie, que ça montre dans quel environnement toxique l’humanité civilisée vit. L’hostilité de la vie artificielle se perçoit dans la mort accélérée de ses usagers (physique ou cérébrale). Les morts cérébrales pullulent. La formation morale de l’être humain civilisé est si puissante que l’être humain moralisé perd l’individualité de son intégrité, sa liberté avec sa dignité. Être moralisé pour vivre civilisé est le sacrifice à payer de sa vie d’humain capturée qui est employée à servir le projet civil. La moralisation de l’espèce commence violente au berceau. L’exemple tellement répété du bébé encore à 4 pattes qui goûte à tout ce qui gît au sol (y compris son caca) déclenche la panique de sa mère synchrone avec sa violence réactionnelle (incontrôlée ?) qui frappe la conscience, choquant l’enfant par le taux excessif d’agressivité (pour si peu). La peur là agit. L’enfant ne recommencera pas. Cet interdit est imprimé à vie. L’éducation est liée par l’intensité de l’agression à la pénétration intime de l'état d’esprit de l’enfant. L'éducation imprime la morale dans l'esprit de l'enfant, exclusivement par la violence (l’autorité qui fait peur qui empêche de désobéir même pour rire). L’ordre d’Etat éduqué aux parents éduquant leurs enfants est une tradition de la violation de l’enfance. Vouloir éduquer donne les mêmes résultats que le dressage animalier : annihiler la volonté pour obtenir une obéissance « naturelle » systématique. La domestication. Les animaux et les êtres humains domestiqués. Ce de quoi on se dégoûte à haïr dans l’autre est en réalité la peur d’être battu, d’être puni, d’être reconnu coupable. Les sentiments de haine et de dégoût sont proportionnels à la peur éduquée d’être humilié. Haine et dégoût sont la réponse inverse de l’humiliation : avec sa réaction physique, jusqu’à la nausée. C’est l’expression de la haine et du dégoût de soi projeté sur les autres (pour croire s’en débarrasser). Et certains + que d’autres, plus vulnérables, fragilisés qui servent de bouc émissaire ou de déversoir de la haine de la lâcheté collective. C’est tellement confortable d’exprimer sa lâcheté collectivement, tout en se croyant courageux d’attaquer en bande la faiblesse d’1 seul : « tous contre 1 ». L’exemple répété des jeunes adultes qui en bande agresse à l’école l’enfant différent seul faible est la confirmation du lâche qui a ouvert son état d’esprit pour se faire posséder par la morale qui fixe les comportements des êtres humains domestiqués. La violence est au cœur de la domestication, de la morale, pour provoquer la panique qui fait abdiquer tout être humain face à une menace autoritaire. Mais une véritable autorité (mot détourné du mot auteur) dans nos civilisations est un être humain qui ne se plie pas, ni aux préceptes de la morale, ni à la trouille, ni au jugement. Une auteurité est une personne qui a gardé son intégrité (qui sauve-garde son intégrité face aux attaques répétées). « Être entier » (sa conscience habitée) contre « ne pas être » (sa conscience absente). Qui se perçoit pour être respecté des craintifs. L’autorité déléguée en uniforme n’est pas l’auteurité ; c’est une représentation pour provoquer la crainte. Lâches et craintifs forment le monde civilisé des humains qui ne savent pas quoi faire de leur vie : « normal, ce sont des esclaves ». Majorité. Qui servent et dirigent le monde à leur image. Si la médiocrité se plaît en médiocratie, c’est qu'elle y règne. C'est ainsi que la médiocrité se plaît en médiocratie, puisqu'elle y règne grâce à la crainte générale. Fondamentalement, il n’y a aucune appréciation universelle de la haine et du dégoût. Ce qui est haï, ce qui dégoûte est différent selon chaque culture. Les ennemis ne sont pas les mêmes parce qu’ils ne réveillent pas les mêmes intérêts. L’ennemi est une désignation relative mais nécessaire pour se donner le droit d’attaquer pour violer, excusé par la « légitime » défense qu’elle n’est pas. Ça montre la relativité de l’appréciation du jugement moral, de ce qui doit être haï et de ce qui doit être dégoûtant. Mary Douglas, dans son livre Purity and Danger (traduit en De la souillure, étude sur la notion de pollution et de tabou) définit la saleté, le sale, le dégoûtant être toutes les choses « qui ne sont pas en ordre à leur place » : que ça. La certitude de la conviction enrobée de la croyance est si puissante qu’elle nous interdit, ou nous soulage, de nous poser des questions quant à la nécessité de cette manière de vivre vécu. Tout paraît normal. Rien n’est normal. Ce qui demeure spectaculaire est comment notre disposition morale peut agir sur l’intensité de la puanteur, de la laideur, de l’horreur pour pouvoir s’en révulser pour se faire agir par l’intolérance qui fait de nous des êtres désintégrés (fourbés) par se faire ingérer d’une crainte artificielle qu’on s’est soi-même inculquée par accepter l’humiliation de l’éducation, pour le conditionnement de l’espèce à vivre à obéir contre nature à pouvoir vivre ensemble en se haïssant ! Et de refuser violemment de vouloir comprendre dans quel piège nous nous sommes nous-mêmes empêtrés et que nous avons nous-mêmes construit. Il y a vraiment quelque chose de surprenant dans cette disposition de vivre cette affaire ! Qui, nouveau né, nouvel arrivant, aurait pu soupçonner être gouverné par la lâcheté culturelle de l’espèce humaine, pour pouvoir vivre ensemble ? Mathius Shadow-Sky 14 mai 2026 Nos sociétés sont formées fondamentalement par la lâcheté générale Insistons ! Sachant : Que la lâcheté fonde le ciment social. Que le ciment social est généré et gouverné par la lâcheté. Que le ciment de nos sociétés est formé par la lâcheté. Que sans la lâcheté, vivre rassemblé (qui n'est pas vivre ensemble) devient secondaire. Que se faire agir, esseulé dans une assemblée est une façon singulière de vivre ensemble. Non seulement la lâcheté amplifie la violence sociale (celle à s'entrenuire, inutile à vivre ensemble), mais la lâcheté colle les individus peureux entre eux à ne se regrouper que par la crainte de devoir faire face à un problème indésirable à résoudre, avec la distance de l'indifférence civile générale nécessaire à la préservation de la lâcheté personnelle. S'éduquant à redouter tout (avec entre autres la technique d'infantilisation, cultivée par la punition et le châtiment) à vivre en individus esseulés formant la foule craintive, où personne de soi-même n'est capable de sortir de sa captivité humiliante, que par utiliser des mécanismes de défense qui ignorent et dévient la souffrance incomprise dans un état d'être en panique constante, générant toutes sortes de maladies qui autrement seraient inexistantes. L'agression est toujours une réaction commandée par la peur. Par renversement civil, la lâcheté entretient et cultive la violence sociale volontairement. L'intensité de la violence sociale est proportionnelle à l'intensité de la lâcheté générale. La violence sert de compensation à sa lâcheté, c'est le durcisseur du ciment social (et familial), c'est-à-dire le ciment durci sert à garder la proportion de la permanence de la terreur. Mais la terreur des autres inclut forcément la sienne. L'institution administrative de la terreur forme le comportement autoritaire de la hiérarchie – publique comme privée comme familiale – où chacun est la police de l'autre. L'institution de la police fonde l'autorisation du viol. L'arme sociale banalisée de la violation de la personne s'opère par l'humiliation. Elle est destinée principalement aux êtres humains qui n'obéissent pas au protocole moral de la loi du droit de nuire aux autres, mais l'humiliation sociale est générale. La compétition sociale générale des humiliés. La lâcheté crée, renforce et amplifie la volonté de domination autoritaire, dont en soi elle est dépourvue. L'intensité de la violence constitutionnelle qui règne dans nos sociétés, celle qui fait agir les humains capturés à réagir à nuire aux autres pour rien par crainte, est proportionnelle au renversement de la lâcheté générale. Cette proportion de compensation nous donne à comprendre pourquoi il est difficile de se défaire de la violence sociale toujours rancunière puisqu'elle dépend de la lâcheté générale qui est constitutionnelle de nos sociétés civilisées. Tous savent au fond que ça ne fonctionne pas. C'est cette même lâcheté qui depuis 5-8000 ans, forme nos civilisations commandées par l'état d'esprit du capital-Etat. L'état d'esprit du capital-Etat par lequel tous les individus capturés qui ne doutent pas se font penser et agir. Pour se faire penser et agir par l'état d'esprit du capital-Etat, il suffit de forger à l'intérieur de soi le sentiment du manque. Le sentiment de manquer d'avoir. Le sentiment de manquer d'avoir, qui cultivé, transforme ce sentiment en sensation. La faim transformée en avidité. La peur de manquer d'avoir dévore. En surréaction ; par manquer d'avoir ; on accumule. Et + : on capitalise. On capitalise pour faire apparaître le sens du profit. Le profit du capital est : « avoir toujours + en + ». L'obsession maladive est implantée ; quand les lâches en masse formés en société réagissent inconscients concertés en choeur. Pour gérer ce capital, il faut obligatoirement une main d'oeuvre servile synchronisée ; du stockage jusqu'au marchandage avec les différents gardiennages armés : c'est la procédure de l'étatisation. On étatise pour industrialiser l'humanité productive. L'étatisation est la capture et la gestion des esclaves. Pour produire + que nécessaire par peur de manquer. L'étatisation est aussi nommée la politique. La domestication de l'espèce humaine n'a pas commencé autrement qu'avec la peur de manquer pour déclencher l'étatisation de l'espèce humaine. « La peur de manquer » est une attitude qui pour se contenir doit se projeter dans un futur. Le futur est par nature toujours improbable. Un futur dans lequel les lâches doivent se réfugier en masse (les lâches déprimés se réfugient dans le passé représenté par leurs souvenirs) pour amplifier leur terreur socialisée appliquée à la réalité paisible du présent. Cette disposition comportementale de se terroriser du présent sert à forcer à « planifier le futur ». Planifier le futur donne à croire gouverner le présent. À imposer dans le présent « des choses (des assauts du progrès) qu'on ne voit pas venir ». Actions par stratégie d'agressions planifiées qui favorisent et valorisent le despotisme de l'autorité qui se donne en spectacle pour affirmer la détermination de « son pouvoir de destruction ». Le déterminisme n'existe que par la volonté d'agresser. L'indéterminisme lâche la lâcheté de la violence sociale. Où + la tyrannie du despote et de l'autorité hiérarchique est intense + les despotes sont lâches (prêt par panique à s'enfuir, s'ils ne dominent pas, par la sûreté de pouvoir anéantir leurs ennemis). Son corps en faiblesse par sa peur de vivre est renversé par l'esprit de vengeance pour renverser sa peur en agression qui en société est instituée dans la délégation de la hiérarchie. Si la culture sociale de la trouille est si intensément présente, c'est parce que les lâches regroupés l'amène là, de telle manière à ce qu'elle envahisse les consciences des patrouilleurs. La tyrannie est proportionnelle à l'impuissance, celle qui fait qu'il est impossible de faire et d'agir par soi-même. Qui vit par procuration par délégation qui est le fait même de la lâcheté. C'est pour ça que nos sociétés ne peuvent pas se débarrasser de la violence de la tyrannie, parce ce qu'elle représente est la raison fondatrice qui fonde la raison de l'existence de nos sociétés.