CAPITALISME - Sociologie Article écrit par Michel LALLEMENT professeur de sociologie au Conservatoire national des arts et métiers, EU 2009 Prise de vue Le capitalisme est un système qui s'enracine profondément dans notre histoire. Régime économique fondé sur l'appropriation privée des moyens de production, il se distingue fondamentalement des autres formations sociales par le fait qu'en son sein le capital est à lui-même sa propre fin. L'accumulation et l'expansion continues des richesses vont ainsi de pair avec une généralisation de rapports sociaux qui mettent en présence des capitalistes et des salariés. Le capitalisme, note Karl Marx, finit d'imprimer sa marque sur le corps social lorsqu'il transforme définitivement tous les rapports naturels en rapports d'argent. Dès le xvie siècle, avec l'épuisement de l'ordre médiéval et corporatif, les activités commerciales servent de support majeur à l'ambition capitaliste. L'économie s'ouvre sur le monde, les marchés s'étendent, les entrepreneurs s'affranchissent des règles anciennes... Au xviiie siècle, la révolution industrielle transforme d'abord l'économie anglaise avant de gagner l'Europe continentale. Avec la division technique du travail, le machinisme soutient le développement d'un capitalisme nouveau. Les théoriciens du libéralisme, Adam Smith en tête, érigent alors la libre régulation par le marché au rang de condition sine qua non de l'enrichissement des nations. À l'opposé, les multiples écoles socialistes qui voient le jour au xixe siècle n'ont de cesse de fustiger un système économique coupable à leurs yeux de produire de la misère et de multiplier les inégalités. Fille de la révolution industrielle, la sociologie n'a jamais cessé de porter intérêt à ce fait social total qu'est le capitalisme. Les pionniers des sciences sociales en interrogent tôt les origines pour mieux en disséquer les ressorts. Au cours du xxe siècle, les questionnements se déplacent à mesure que se transforme l'ordre économique dominant. Les analystes se délestent alors des tentations nomologiques anciennes. Lorsque, à l'aube du xxie siècle, les marchés financiers reprennent la main tout en participant activement au mouvement multiforme de mondialisation, l'interrogation sociologique prend un tour encore différent. L'attention est désormais portée sur le nouvel esprit du capitalisme ainsi que sur ses déclinaisons concrètes. I. Les origines du capitalisme Au xviiie siècle, le capitalisme industriel commence à déplier ses ailes. Dans les premiers écrits qu'il consacre à cette rupture majeure, notamment dans L'Idéologie allemande (1845-1846), Karl Marx brosse un tableau de vaste ampleur destiné à rendre raison des conditions de développement des forces productives. La séparation entre la ville et la campagne donne un coup d'envoi décisif dès le xvie siècle. Fondatrice du fait politique (invention de l'administration, de la police, des impôts...), une telle partition n'a pu prendre corps qu'au sein d'un régime soumis aux lois de la propriété privée et de la division du travail. L'histoire s'est chargée d'amplifier ensuite les termes de cette grande transformation. Dans ses écrits économiques plus tardifs, puis dans sa grande œuvre qu'est Le Capital (1867), Marx offre des vues complémentaires et de portée quelque peu différente. En forçant le trait, deux thèses majeures peuvent être extraites de ces pages foisonnantes. En premier lieu, le capital doit être compris comme un rapport social. Une telle affirmation signifie que le système capitaliste organise l'achat d'une force de travail libre par un capital monétaire. La vente des biens produits donne naissance à une plus-value (différence entre la valeur des marchandises et celle de la force de travail). Le scandale de l'exploitation capitaliste ne réside pas dans l'existence de ce surproduit. Il tient au fait que les capitalistes sont les seuls à s'accaparer la plus-value. Pour qu'un tel procès puisse voir le jour, il aura fallu un coup de force initial qui sépare radicalement le producteur de ses moyens de production. Le moment emblématique de cette accumulation primitive correspond, aux yeux de Karl Marx, à l'expropriation des cultivateurs anglais qui, au tournant des xve et xvie siècles, signe sauvagement la fin de l'autarcie paysanne. Libérée des entraves du servage mais privée de ses terres, la grande majorité de la population ne possède plus pour seule richesse que sa force de travail. Pour survivre, une seule solution : se mettre au service du capital. La seconde thèse énoncée par Marx est aussi la plus connue. Par le jeu des contradictions qui le minent, le capitalisme industriel est voué à la déchéance. Les fautifs sont paradoxalement les détenteurs des moyens de production. Pour se concurrencer, ces faux frères sont tentés en permanence de remplacer les salariés par des machines. Or seul le travail vivant produit de la valeur. Terrible et dégoûtant, le capitalisme court donc à sa perte. Grâce aux richesses produites en son sein, il aura néanmoins pavé le chemin des lendemains d'abondance. Quelques années à peine après Marx, l'économiste et sociologue allemand Max Weber place lui aussi le capitalisme au cœur de ses préoccupations intellectuelles. Max Weber remarque que le capitalisme n'est pas une spécificité de l'Occident moderne. D'autres civilisations ont connu bien avant lui l'appât du gain, le goût du commerce, des formes d'accumulations des richesses... En fait, s'il est une spécificité du capitalisme moderne, celle-ci réside moins dans la recherche d'un profit que dans la façon, pacifique et rationnelle, de l'acquérir. Dans les conférences d'histoire économique qu'il prononce en 1919-1920, Max Weber recense une série de facteurs d'origines variées, qui, en se combinant, ont donné vie au capitalisme moderne. Pour que les entreprises capitalistes affirment leur primauté, outre la commercialisation de l'économie, il a fallu qu'elles puissent disposer de l'appropriation privative des moyens matériels de production, de la liberté de marché, de techniques rationnelles, d'un droit rationnel, d'un travail libre et, enfin, de la possibilité de spéculer. À l'instar de Karl Marx, Max Weber range ainsi la séparation entre les travailleurs et les moyens de production parmi les critères majeurs qui permettent de définir le capitalisme moderne. Max Weber se sépare cependant de son illustre aîné de deux manières au moins. Le sociologue allemand fait grand cas, d'abord, de l'usage et de la combinaison rationnels des moyens utilisés par les entrepreneurs pour optimiser le profit. La comptabilité en partie double et la division du travail (taylorisme, séparation de l'entreprise et du ménage) jouent à ce titre un rôle déterminant dans la dynamique économique. Pour Max Weber, ensuite, le capitalisme moderne apparaît au confluent de facteurs multiples, sans qu'on ne puisse attribuer à l'un ou l'autre une suprématie décisive. Dans la constellation des variables pertinentes, les croyances méritent par exemple d'être prises au sérieux. Telle est en substance la thèse majeure défendue dans L'Éthique protestante et l'esprit du capitalisme (1904-1905). Au moment de la Réforme, explique Max Weber, le protestantisme ascétique et puritain favorise un comportement qui associe le goût de l'épargne, l'abstinence, le refus du luxe, la discipline du travail et la conscience professionnelle. Si les racines religieuses (volonté de glorifier Dieu, souci de confirmer par la réussite sur terre l'existence d'un salut post mortem) s'estompent au fil des années, les pratiques économiques restent marquées du sceau puritain. Voilà pourquoi, au xixe siècle, elles favorisent l'essor du capitalisme industriel. II. Le capitalisme en débat Les travaux pionniers de Karl Marx et de Max Weber n'ont pas laissé indifférents. Au premier, Immanuel Wallerstein (Le Capitalisme historique, 1983) reproche ainsi de focaliser exclusivement son attention sur quelques pays européens. N'est-ce pas là une faute de raisonnement tant il est vrai que même les espaces dominés par le féodalisme participent aussi du phénomène capitaliste ? Hier comme aujourd'hui, l'économie-monde relie différentes régions du globe à l'aide d'une division internationale du travail qui spécialise chacune dans des activités différentes à l'aide de modes de contrôle de la main-d'œuvre également variés (salariat, métayage, servage...). Les procès et contrepoints adressés à Weber sont aussi nombreux que ceux que l'œuvre de Marx a pu susciter. Selon Werner Sombart, universitaire allemand contemporain de Weber, le puritanisme n'aurait eu en fait qu'une influence mineure sur le développement du capitalisme, à l'inverse exact de la morale thomiste (qui valorise la rationalisation de la vie) et surtout du judaïsme (qui favorise des pratiques économiques en vue de la spéculation). La liste des contradicteurs de Marx comme de Weber est longue. Parmi les plus marquants, trois ont renouvelé fortement notre intelligence du capitalisme. Joseph Schumpeter (Capitalisme, socialisme et démocratie, 1942), le premier, place l'action des entrepreneurs-innovateurs au cœur du système capitaliste. En introduisant régulièrement du neuf (nouvelles techniques de production, nouveaux produits, nouveaux marchés...), ils dynamisent l'économie. Mais, une fois les innovations absorbées, la routine reprend le dessus et le déclin s'ensuit. L'histoire du capitalisme peut ainsi se lire comme la succession d'innovations majeures (machine à vapeur et métier à tisser ; chemin de fer, exploitation du charbon, métallurgie ; électricité, chimie, moteur à explosion ; pétrole, plastique, moteur électrique...) qui, à intervalle régulier, redonnent un nouvel élan décisif à un système que, pour sa part, Joseph Schumpeter pensait condamné à terme. Le pessimisme est tout aussi conséquent chez Karl Polanyi (La Grande Transformation, 1944), mais pour des raisons complètement différentes. Alors que Joseph Schumpeter déplore l'inéluctable avènement du socialisme, Karl Polanyi alerte à l'inverse sur les méfaits d'un marché qui, dégagé de toute régulation sociale et politique, trouve en lui-même son propre centre de gravité. L'histoire en est témoin. Lorsque les terres, la monnaie et le travail ont été transformés en marchandises, le pire est arrivé : la crise de 1929 et, à sa suite, la Seconde Guerre mondiale. Laisser libre cours aux forces marchandes du capitalisme ne peut donc que laisser présager du pire. Les deux interprétations qui viennent d'être évoquées font directement résonance avec un débat récurrent au long du xxe siècle : faut-il choisir la voie socialiste ou celle du capitalisme ? Au milieu des années 1950, Raymond Aron prend de la distance avec cette opposition polémique. Après tout, par-delà leurs différences, ces deux systèmes possèdent de nombreux traits communs (séparation de l'entreprise et de la famille, division originale du travail, accumulation du capital, recours au calcul rationnel...) qui en font autant de variantes d'un même modèle, celui de la société industrielle. III. Un siècle de métamorphoses Telle que la décrit Aron, la société industrielle correspond à un moment précis de l'histoire du capitalisme. En fait, celui-ci a connu de nombreuses péripéties qui interdisent d'assimiler trop rapidement le capitalisme à un type de société donné. L'image renvoyée par les premiers sociologues doit ainsi être modifiée lorsque, à la fin du xixe siècle, la diversification de la production et la montée en puissance de l'industrie de série rendent obsolètes les anciennes structures du capitalisme familial. Le temps est aux grandes entreprises, organisées en divisions multiples, capables de maîtriser l'amont comme l'aval de leur production et aptes, in fine, à dicter leurs lois au marché. Aux États-Unis, pays pionnier en matière de gigantisme industriel, le Sherman Act interdit dès 1890 la constitution de monopoles ainsi que les accords et ententes qui entravent la concurrence. Il n'empêche. En 1904, à peine plus de trois cents trusts possèdent à eux seuls les deux cinquièmes des actifs industriels. L'apparition des très grandes entreprises a pour effet de disperser la propriété du capital. Le nombre des actionnaires allant croissant, ceux-ci perdent le contrôle au bénéfice des managers qui n'agissent plus tant en faveur de la maximisation systématique du profit que dans le sens de leurs intérêts propres. Aussi conséquente soit-elle, cette première métamorphose n'aura pas suffi pour annihiler les causes de la première grande crise du xxe siècle. Avec son cortège de chômeurs et de malheurs, 1929 consacre une contradiction majeure du capitalisme occidental : d'un côté, un système productif de plus en plus performant ; de l'autre, des conditions de rémunération du travail insuffisantes pour assurer l'écoulement des biens produits en grand nombre. Le capitalisme qui renaît des cendres de la Seconde Guerre mondiale surmonte les difficultés anciennes en tirant vigueur d'une synergie inédite entre production et consommation de masse. Au cours des Trente Glorieuses, le marché des biens durables bénéficie à la fois des économies d'échelle qu'autorise la production en grande série et de l'augmentation du pouvoir d'achat des ménages. En France, la part des dépenses alimentaires dans le budget ouvrier passe de 60 % en 1930 à 22 % en 1978. À cette dernière date, 77 % des ménages ouvriers possèdent une automobile, 90 % un téléviseur, 80 % un lave-linge. Le capitalisme qui s'épanouit sur ces bases nouvelles transforme complètement les relations entre la culture et l'économie. Comme le montre Daniel Bell (Les Contradictions culturelles du capitalisme, 1976), après 1945, l'ascèse protestante perd de son efficace. Grâce au crédit, la tentation de la consommation prend le pas sur le sens de l'épargne et l'hédonisme s'impose alors comme valeur motrice du capitalisme. Dans les ateliers et dans les bureaux, en revanche, les exigences initiales de rationalisation, de performance, de productivité... demeurent plus fortes que jamais. À partir du milieu des années 1970, le capitalisme subit un nouveau traumatisme. Les économistes libéraux imputent la faute à un choc exogène (la crise pétrolière), les hétérodoxes à des transformations structurelles (évolution des attentes des travailleurs, montée des services...) qui ont tari la source des gains de productivité et enrayé la croissance économique. Si le capitalisme survit, affirment alors certains observateurs français, c'est que l'État le permet. Ce dernier, béquille du capital, prend en charge les pans de l'économie les moins rentables et laisse au secteur privé les activités bénéficiaires. Dans les années 1970, cette thèse du capitalisme monopoliste d'État fait écho à d'autres interprétations de nature socio-politique. En Allemagne, Jürgen Habermas (Raison et légitimité, 1973) explique ainsi que, dans la mesure où l'État sert d'amortisseur à la crise économique, cette dernière est de moins en moins perçue comme une fatalité. Aussi, quand les pouvoirs publics se révèlent incapables de juguler les difficultés, les tensions gagnent les espaces politiques et sociaux. Le capitalisme avancé (Spätkapitalismus) doit supporter une double crise de légitimation (incapacité du système à répondre aux attentes des individus) et de motivation (érosion des anciennes valeurs bourgeoises). IV. Visages du capitalisme contemporain Le capitalisme d'aujourd'hui n'a plus guère à voir avec celui des années 1970. À nouveau, le temps a fait son œuvre. Au cours de ces toutes dernières décennies, le fait le plus marquant est la montée en puissance des marchés financiers. Les actionnaires retrouvent un pouvoir longtemps délaissé et, au nom de la gouvernance de l'entreprise, ils savent faire pression pour rentabiliser au mieux et au plus vite leurs investissements financiers. Les effets de ce nouveau capitalisme patrimonial ne sont pas toujours des plus heureux. La remise en cause des règles qui structurent les relations sociales dans l'entreprise, la déstabilisation des marchés du travail et la réduction drastique des effectifs employés sont autant de prix à payer dans les années 1980, en raison de l'action de raiders [pas "traiders" ?] pressés de créer de la plus-value par le simple jeu boursier. Avec les années 1990, le changement se précipite à nouveau. La décennie enregistre une extraordinaire explosion des opérations de fusions-acquisitions. Au nom de la chasse aux coûts, la concentration financière, le retour sur le cœur de métier, et la rationalisation des fonctions et des emplois deviennent les normes dominantes. Si les bases financières du capitalisme sont ainsi bousculées, ses structures organisationnelles ne le sont pas moins. Comme le suggèrent Luc Boltanski et Eve Chiapello dans Le Nouvel Esprit du capitalisme (1999), le capitalisme d'aujourd'hui fonctionne à l'aide de deux ingrédients originaux. Les réseaux d'abord. La sous-traitance, les alliances stratégiques, les coopérations en étoile..., voilà autant de formes contemporaines d'un capitalisme qui donne la prime aux travailleurs mobiles, capables de se mouvoir d'un univers à l'autre et fortement dotés en capital social [?]. À en juger par la rhétorique managériale dominante, le nouvel esprit du capitalisme en appelle par ailleurs à la responsabilité morale [?]. Grâce à sa réactivité et à ses capacités d'innovation, l'entreprise modèle doit non seulement être performante sur le plan économique, mais elle doit aussi faire montre de responsabilité civique, respecter son environnement, agir en faveur des droits de l'homme, etc. [N'est-ce pas faux ? car prendre soin réduit les profits]. Les salariés n'échappent pas à l'injonction éthique. Par un nouveau tour dont l'histoire a les secrets [? en effet si c'est l'histoire qui gouverne le capitalisme et pas ses acteurs, il est normal que cette machine échappe à ses acteurs], le capitalisme d'aujourd'hui a su digérer la critique sociale des années 1960 et la transformer en recette de management. Les salariés sont désormais sommés de marier au mieux responsabilité, autonomie et implication subjective [ça a toujours été, le capital sans salariés ça n'existe pas]. En fait, il y a loin souvent entre ces critères du désirable et des conditions de travail marquées par de nouvelles pathologies telles que le stress, l'épuisement ou le harcèlement. [fffff soupir] Si un nouvel esprit informe le capitalisme contemporain, celui-ci n'est pas pour autant homogène. D'un pays à l'autre, les visages concrets du capitalisme demeurent fort variés. Les typologies sont aujourd'hui légion. Peter Hall et David Soskice (Varieties of Capitalism, 2001), pour ne citer qu'eux, recensent deux modèles qui bornent un large spectre sur lequel s'ordonnent toutes les variétés de capitalisme contemporain. À un extrême se situent les économies libérales de marché au sein desquelles la compétition marchande et la hiérarchie organisationnelle assurent la coordination entre acteurs économiques (les États-Unis par exemple). À un autre, on trouve des économies dont la dynamique repose davantage sur une logique de l'interaction (liens contractuels, fonctionnement en réseaux, etc.) au service d'un investissement conjoint dans les machines et dans les hommes (l'Allemagne typiquement). La globalisation ajoute encore en complexité. Loin d'unifier l'ensemble de la planète dans un vaste marché homogène, elle favorise l'arrivée de nouveaux venus dans le jeu capitaliste (la Chine par exemple) et elle brouille les frontières anciennes. Les modèles de capitalisme nationaux s'accommodent ainsi de régulations de plus en plus diversifiées, qui engagent des formes de coopération et de production spécifiques aux échelles les plus variées (districts locaux, espaces régionaux aux frontières transnationales, réseaux mondiaux...). # Michel LALLEMENT Thèmes associés * CAPITALISME * HISTOIRE ÉCONOMIQUE * SOCIOLOGIE: GÉNÉRALITÉS Bibliographie * R. Aron, Dix-Huit Leçons sur la société industrielle, Gallimard, Paris, 1962 * J. Baechler, Les Origines du capitalisme, ibid., 1971 * D. Bell, Les Contradictions culturelles du capitalisme, P.U.F., Paris, 1979 (1re éd. 1976) * P. Besnard, Protestantisme et capitalisme, Armand Colin, Paris, 1970 * L. Boltanski & E. Chiapello, Le Nouvel Esprit du capitalisme, Gallimard, 1999 * R. Boyer, Une théorie du capitalisme est-elle possible ?, Odile Jacob, Paris, 2004 * J. K. Galbraith, Le Nouvel État industriel, Gallimard, 1968. (1re éd. 1967) * J. Habermas, Raison et légitimité. Problèmes de légitimation dans le capitalisme avancé, Payot, Paris, 1978 (1re éd. 1973) * P. Hall & D. Soskice dir., Varieties of Capitalism. The Institutional Foundations of Comparative Advantage, Oxford University Press, Oxford, 2001 * K. Marx, Le Capital, Éditions sociales, Paris, 1977 (1re éd. 1867) * K. Polanyi, La Grande Transformation, Gallimard, 1983 (1re éd. 1944) * J. Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Payot, 2004 (1re éd. 1942) * I. Wallerstein, Le Capitalisme historique, La Découverte, Paris, 1985 (1re éd. 1983) * M. Weber, L'Éthique protestante et l'esprit du capitalisme, Gallimard, 2003 (1re éd. 1904-1905) ; Histoire économique. Esquisse d'une histoire universelle de l'économie et de la société, ibid., 1991 (1re éd. 1923).